Conte à suivre
(du
rififi sur l'or des passages)
En accédant à la planche, il comprit qu'ils s'étaient amusés au modelage des petits boules de feu. Milonie faisait graviter au dessus de sa main, une boule de la taille et de la forme d'une endive, pendant que Crirome passait un bandage autour de la main
d'Inadie. Les lueurs avaient peines à dépasser les branchages, et ils avaient voulu égayer leur intérieur d'habitude assez sombre, en vue de jouer à des jeux qui leur
demanderaient une meilleur visibilité. Elinoé était le moins doué en magie, et n'osait trop s'essayer à ce genre de choses. Il appréhendait toujours le moment où ses amis s'y essayaient sans concours des grands. Il alla vers eux, les salua, et leur raconta tout ce qu'il avait vu là bas.
Milonie : J'aimerai voir cela... on va y faire un tour ce soir ?
Inadie : C'est quand même un ptit peu dangereux, et dans le noir...
Crirome : Bas, faire de la lumière on sera faire, mais j'ai peur,
Entre ce que l'on raconte, l'inconnu, ce qui est arrivé...
Milonie : Non d'une plume de Gobelian, vous avez
Donc à ce point un manque de curiosité ?
Elioné ayant au fond envi d'y retourner:
Non, enfin, mais... alors pour te faire plaisir,
Et puis, si nous y allons tous ensemble...
Inadie : La pensée d'y aller me fait frémir...
Crirome : Mouais, bon, pourquoi pas, je suis partant...
Milonie : Inadie, allons, on fera attention...
Inadie : Bon, bon, par la magie qui habite mon sang,
Le danger je braverai, et puis, vous laisser
Je ne pourrais, même si nous risquons punitions...
Elinoé : Oui, il nous faudra être très discret.
Ils finirent leur discussion sur les précautions à prendre, puis jouèrent un peu à refaire l'univers, avant de vaquer à leur mission, de s'en retourner chez eux, se promettant de se retrouver à l'entrée de la forêt
d'Elioné en début de soirée.
Pour cette exploration de la grotte, ils avaient échafaudé un plan, avaient tenté d'énumérer ce à quoi ils pourraient être confrontés, et s'étaient donnés à chacun une mission. Milonie s'était elle même chargée d'aller emprunter des onguents chez l'herboriste de la journée, son oncle, un "non" magicien. Inadie devait aller acheter quelques victuailles, et des ingrédients nécessaires aux sorts basique (pour boules de feu et autre), pendant que
Crirome, son frère faux jumeau, devait capturer un animal corde, dans une clairière. Quand à
Elinoé, il allait tout de suite rentré chez lui. Il s'était chargé de prendre un ou deux bouquins de magie, de confectionner une torche, et de prendre des menus objets.

Explication de la carte tracée par Elinoé : Les arbres/forêts, sont tout
les points, taches, verts foncés, il faut les imaginer encore plus touffus, en plus grand nombre, en dehors de la carte. Les maisons sont représentées par les formes marrons, la couleur des toits uniquement. La couleur des murs, dépend non seulement du goût des habitants, mais aussi de
l'orluminescence de la journée. Les maisons des magiciens sont très grandes, car ils y ont des salles de magies pour s'entraîner, faire des expériences personnelles et collectives, et les pièces sont quasiment toute plus grandes, car les objets magiques ont une tendance à bouger, surtout ceux qui ont une vie propre. La forme des bâtiments peuvent paraître très étrange, mais sur l'or des passages, l'architecture est aussi capricieuse que peut l'être une pensée de magicien qui a traversé l'univers pour venir se désaltérer dans un bain de couleurs au fond du cerveau. Même les non initiés se sont laissés porter par cette diversité de formes. Ce qui est en bleu sur la carte sur les côtés, c'est les bras de la grande
Caritanée, c'est à partir de là que commencent les jardins suspendus. Au centre, si le sol est jaunit, c'est dû à la concentration importante d'or jaune, que certains sculpteurs se sont amusés à extraire avec l'aide des magiciens, pour forger les deux fontaines du village que vous reconnaîtrez aisément. Un petit dragodo (animal qui accepte facilement de vivre dans de très, très petits espaces, le temps de son enfance, et qui crache en permanence un liquide bleuté qui n'est autre que de l'eau, saine, et tout ce qu'il y a de potable) sur chacune, les alimente en permanence. L'arbre sur lequel
Elinoé et ses amis ont construit leur cabane, est représenté par un cône, se terminant par une boulle verte. A s'y méprendre, c'est le détail de la carte le plus proche de la réalité, autant par la texture du bois, que l'absence de
branche sur une grande partie du tronc, avec, vers le haut, sous le feuillage condensé en boulle, la planche de la cabane, construite au nord (et donc pas visible sur la carte). La maison
d'Elinoe se trouve au sud ouest.
A noter que beaucoup de maisons ont une fonction qui change presque tous les jours, suivant
l'humeur (école de magie, salle de réunion des conseils ect...). La maison du nord est celle qui donne vers le continent (ce qui rend son jardin suspendu limité en largeur au début, non visible sur cette carte).
Après avoir salué ses amis, Milonie était descendue vers le centre.
Elle avait posé ses yeux quelques instants sur le dragodo, humé
l'atmosphère humide. Puis elle s'approcha du lieu de sa
"mission". Deux chiens senteurs de mauvais coups, étaient postés à l'entrée du magasin de son
oncle, dont la porte était triangulaire. Un léger filet de fumée s'en
échappait, transportant avec lui toutes les senteurs inimaginable des
onguents, d'herbes, que Milonie associait à des émotions, des
situations, qui la ramenaient aux premières heures de l'éveille de sa
conscience d'être. Elle respira un grand coup, se rassura à l'idée qu'elle n'avait aucune mauvaise intention, et s'approcha. Un des deux chiens vint en même temps à elle, et inspira les effluves
de l'air.
Snoufleur : Snouf, snouf..
Snifleur s'avançant à son tour : Grrrr...
Milonie paniquant un peu : et, euh, Snifleur, Snoufleur, qu'est-ce que vous faite...
Snoufleur : Grrrr...
Milonie se ressaisissant : GGGGGGGGGGGGGGGRRRRRRRRRRRRRRRR !...
Les deux chiens cessèrent et la regardèrent d'un air tout gentillet...
Milonie approchant sa main : Voila, gentil les chiens, c'est comme ça que je vous aime...
Et puis, je n'ai pas de mauvaises intentions en tête...
Milonie pu rentrer dans la boutique sans autre anicroche, et quémander des onguents. L'air était lourd, les étalages en forme d'hélice sentaient le bon bois d'ébène, vernis d'une couche d'or blanc. Son oncle était en train de discuter avec un de ses clients, à propos d'un papier spéciale d'auto écriture, tout en regardant de travers vers l'entrée, quand elle s'était approchée. Il la regarda en fronçant les sourcils. Il avait entendu les deux chiens faire du bruit, et s'était mis en mode méfiance. Ayant néanmoins pleine confiance en elle, il l'a laissa prendre tout ce qu'elle voulait, à condition qu'elle lui montre ce qu'elle prenait, ce qu'elle fit, avec quelques appréhensions. Il lui demanda quelques explications quand à cet important besoin de soin. A cela, elle lui répondit qu'elle et ses amis voulaient s'adonner plus en avant à certains sorts qui pouvaient un peu brûler. Il n'y connaissait pas grand chose, et la laissa déguerpir avec les bocaux où les remèdes étaient stockés.
Inadie était rentrée sans problème dans le magasin du grand bazar, où elle pu prendre
des collations, de la poussière d'or, un papier révélateur de danger
(le danger émets une odeur, agit ostensiblement sur l'acidité de la
luminosité, et de quelques battements, à quelques cycles de couleurs, il
est ainsi possible de le détecter grâce à certains "trucs",
seul inconvénient, la notion de danger, le passage d'une araignée, comme
celui d'un ouragan peuvent avoir le même effet à la détection)
d'autres menus ingrédients, dont une boisson à réservoir de mini
parache femelle (des mages ont reproduit les organes d'allaitement de ces
animaux, leur ont donné "vie", leur permettant de donner une
sorte de lait, suivant un cycle régulier), au goût légèrement cacaoté.
Après avoir refait tous les rayons, s'être assuré qu'elle n'avait rien
oublié, elle paya en diffusant des onces de magie, mesurés et capturés dans
le générateur de matières, posté à l'entrée du magasin. Ce dernier
fonctionne grâce aux effluves de magie qui lui sont envoyés, et fabrique
à la demande de son "maître".
Pendant que sa soeur s'amusait à faire crépiter avec ses doigts des éclairs, Crirome était parti au nord, à l'arrière de la maison, en marge, là où il y avait un marais. Il était à la recherche d'une liane vivante, une de ces lianes qui peuvent faire office de corde, d'une longueur quasi-illimité. L’air y était plus humide, les branchages capturaient une bonne partie de la lumière, sans la restituer, ce qui donnait
au final, une visibilité médiocre. Les effluves du marais l’empêchaient de se concentrer, et il avait hâte de sortir de là. Pour son malheur, il apprit le pourquoi du proverbe Caritanéen « qui trop se hâte dans sa tache, se noie dans l’encre de la poulpe tacheuse ». Alors qu’il levait la tête pour regarder si une liane ne s’était pas agrippée à un arbre, il se prit les pieds dans un trou, chuta. En
tombant, il avait mis les mains sur une liane, mais le choc fut tel, que la liane se rebiffa, se replia et commença à l'entourer, le
serrant de plus en plus fort. Il n’eu le réflexe d’incanter assez rapidement, et la douleur eu tôt fait de nouer sa volonté. La liane se serrait de plus en plus. Il n’arrivait à bouger son pieds, il se sentait comme enfermé dans de la mélasse, à laquelle on aurait mélangé de la boue et du sable d’or
grossier, que l’on aurait finalement laissé sécher une bonne heure (si l’on laisse sécher toute une journée, cela donne un ciment très puissant,
incassable sans magie, à condition que la mélasse soit composée à l’or grise, et que l’on y a ajouté de la poussière d’arc-en-ciel). La douleur atteignant son paroxysme, ses poumons sortirent tout naturellement un «
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAA....
AAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!! », un grand cri qui aurait pu réveiller une princesse à qui l’on aurait jeté un mauvais
sort. C’est presque ce qui se passa d’ailleurs, sauf que la princesse n’était pas endormie, elle était en train d’enlever des loupdors de terre (sorte de pomme de terre en forme de loup), à une bonne 100 ène de mètres de là. La jeune fille en robe seyante, arriva à la rescousse, lança un
sort de calme en direction de la liane. De ses yeux et de ses mains jaillirent une sorte de poussière, émanations, effets de celui-ci.
Emmanie se penchant vers lui : Ca va ? Tu n’as pas trop mal ? Que c’est il passé ?
Crirome : Euh, merci, mais rien, je m’entraînais à des cris pousser,
Regarde « Aaaaaaaahhh ! »… bon, d’accord, euh, je suis tombé
Sur Dame malchance, la corde je voulais juste agripper.
Euh, qu’as-tu fais ? J’ai presque envie de dormir…
Emmanie : Que veux tu faire d’une corde ? euh, ah, désolée,
Encore une bonne heure tu risques la fatigue sentir…
Crirome se levant et regardant la corde :
Ah… je vois… la corde ? euh, je ne peux te le dire…
Emmanie faisait les yeux doux : Sans moi, tu serais encore là à geindre,
Je te demande cela comme une faveur…
Crirome regardant ses chaussures, s’époussetant :
Je ne puis notre plan en entier te peindre…
Emmanie : Votre plan ? Vous êtes dans le coup, plusieurs ?
Crirome fatigué : Bon… c’est juste qu’on voulait aller à la grande grotte…
Emmanie : Celle sur le jardin de la famille d’Elioné ? Là où toute sorte
De magie sont concentrées ? Mouais, il y a rien de très dangereux, enfin ?
Crirome : Euh, et bien, hormis les histoires tissées en faim
De la dormance, danger, il n’y a point. C’est juste, des précautions…
Emmanie guillerette :
Je pourrai donc venir avec vous ? Évite moi toute supplication…
Crirome conciliant, et ravi de l’aide qu’Emmanie lui avait apporté, acquiesça, l’aida à finir de remplir son panier, et ils s’en allèrent rejoindre leur maison
respective pour mangeailler.
Elinoé, directement rentré chez lui, avait confectionné la torche,
fureté dans les livres de magie, en essayant de ne pas trop attiré
l'attention sur ses agissements, prit de tous les objets, une plume de
rechange, un scarabée ciseau, une planche marteau (petite planche de
beau, où un petit marteau, champignon parasite très dure, s'est
incrusté) ect. Ses parents l'avaient bien interrogé sur la
fonctionnalité qu'il allait accordé à certains objets qu'ils l'avaient
vu prendre, mais il avait trouvé à chaque fois une explication en
parade. Et ainsi, tous eurent mené à bien leur tache, et à ce moment
même, étaient en train de palpiter chez eux, en l'espérance de leur excursion...
A la nuit tombée, tous nos amis se retrouvèrent comme convenu à l’entrée de la forêt d’Elinoé…
(©
P.L... A
suivre...)
|