La Libre
N° 12 - Journal en fond poétique

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- Pour rejoindre ton coeur
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- Poème en langue étrangère

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- Poèmes à l'air du temps
- Poème sur le mistral
- Citations
- Chanson
- Conte à suivre

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- Poèmes d'auteurs à l'affiche
- Poèmes d'auteurs à l'affiche
- Conte


L'arbre

L'arbre au printemps
Donne vie à l'oiseau
Qui s'y cache pour chanter
La gloire des matins

L'arbre au printemps
Offre ses feuilles tendres
Au regard du passant
Qui n'y voit qu'un moment

L'arbre au printemps
Se pare des couleurs
De ses fleurs si fragiles
Qui s'envolent à tout vent

Aime l'arbre au printemps
Donne lui ton regard
Écoute son chant du monde
Le sang de ses entrailles
Est la sève des jours

Aime l'arbre au printemps
Ne perds pas un moment.

© JO

 

Bises printanières

Le vent printanier doucement va s'élever,
Dans le temps des verts bourgeonnant,
Où s'ouvre les roses, poussent les lilas,
Tournicotent les oiseaux... vont se noyer
Dans l'océan d'air, les cieux, un chant
Qui grouille dans l'herbe, par les bras
De Gaia, va jouer une symphonie, tendre brise,
Son souffle parfumé va te faire la bise.

Le coquin est à écouter les pensées,
Porte les mots, les pages, dans les nuages
Il modèle nos rêves, dessine des brins
D'arc-en-ciel. Un carillonneur il se fait
Pour encenser les bonds du coeur au rivage
Etoilé, il enfante le papillon, les ailes en faim,
Lorsque le voile de la nuit tombe, et grise,
Son souffle parfumé va te faire la bise.

Charitable Eole rend tout de frais
Les écrins dorés, et lorsque la lune
Dans la danse, pointe le bout de son nez,
Il soulève les draps de soie, sur les dunes
S'avive le reflet bleuté. Les myrtilles
Vont se reposer au lieu de la céleste frise,
Là où feu la fleur de passion grésille,
Son souffle parfumé va te faire la bise.

Du brouhaha agité, au doux silence en guise,
Des couleurs miroitant aux mots se gravant ,
La sève s'écoule pour faire bondir en élan,
Son souffle parfumé va te faire la bise.

© P.L

 

Songe printanier

Le printemps chante, fait vibrer
La corde des arbres, un rayon
D'or ondule à travers le feuillage.

Sur le tapis d'air bleuté,
Un oiseau vol, la scission
Evite, d'un bond, avec les nuages.

Au sol, des pas silencieux,
Dans le parc où se sont gravés
Des récits, font la ballade des cieux.

Une fleur prend forme au vert,
Doux espoirs qu'elle va réveiller
Les sens, frissonnement au clair.

Enchantée, Gaia, les songes féconde,
Sur le parvis, le rivage printanier,
Parfumé du désir de lui sourire.

Ouvrant les bras à la ronde,
l'Ilien, au seuil du tapis étoilé,
Rejoint le lieu pour la chérir.

© P.L

 

Le Mistral sur les toits

IL passe comme un voleur
Emmenant parfois des tuiles !
Cassant des pots de fleurs
Et écrasant les trilles
Des oiseaux apeures
Qui des lors se font rares
Et vont se réfugier
Dans les greniers d’avares !

Il court dans les ruelles
Amenant a l’école les petites filles,
Pour qu’elles apprennent bien
« La langue de chez nous »
Et puissent la parler
Quand rien ne sera plus debout !
Langue d’Oc, langue de « lou pais »
Le « pitchoun » il est la ?
Je sais pas moi Pape !

Le mistral sur les toits
C’est Pagnol, c’est Giono,
C’est la peste en Provence
Et les « corbeaux » qui dansent,
Porteurs parfois aussi
D’un vinaigre spécial
Appelé justement « vinaigre des quatre voleurs » !

Beaucoup ont réchappe a la faucheuse noire
Grâce a ce fruit des vignes !
Beaucoup aussi sont morts
Dans notre belle région de ports !

Monseigneur Mazenod, dévoué personnage
En ce temps la fut dit : le Saint pour les ménages !
On le crut, ou bien on le « pestiféra »,
Qu’importe, dans Marseille, le choléra
Etait aux portes, le scélérat !
Amené de plus haut,
Des régions dans les Alpes
Des régions isolées, maintenant restaurées !

Nous n’avions pas les moyens
De soigner comme on le fait céans,
Et les gardes du port avaient été payés,
Pour que les belles dames aient leurs belles soies,
Qui arrivaient de l’Inde pour couvrir leurs émois !

Le commerce primait
Les bonnes gens mourraient !
Les hauteurs près d’Aubagne
Virent tant de feux brûler
Qu’on s’en souvient encor
Même si on n’était pas ne !

Le Mistral sur les toits
Passe encore et encore
Il apporte le vent et brise les récoltes,
Mais que deviendrions-nous
Si un jour tout a coup,
Notre bon vieux mistral
S’arrêtait de souffler ?

Le Félibrige* est la,
Le Mistral s’est calme !
La langue d’Oc proclame
De notre beau pays,
La belle liberté !

*Le Félibrige est l’association créé par Frédéric Mistral pour la préservation de la langue d’Oc.

© Catherine Escarras -  samedi 28 mars 1998

 


Citations

Le bonheur c'est toi et moi

Doutez que les étoiles ne soient de flamme,
Doutez que le soleil n'accomplisse son tour,
Doutez que vérité ne soit menteuse infâme,
Mais ne doutez jamais de mon amour. © William Shakespeare

L'amour est aveugle
pour que les amoureux ne puissent voir
Les douces folies qu'ils commettent.
© William Shakespeare

Il n'est de grand amour
qu'à l'ombre d'un grand rêve. 
© Edmond Rostand

 

Chanson/Poème récité

 

Si vous avez une chanson "amateur" que vous voulez faire découvrir, un poème récité, envoyez le moi à laplumelibre@free.fr avec les paroles écrites

 


Conte à suivre
(du rififi sur l'or des passages)


De son côté, Flaurorie s'était endormie assez tard, pour son jeune âge. Elle avait commencé à faire connaissance avec ses invités, autour de petits jeux, puis la fatigue venant, ses parents la mirent au lit. Nul cauchemars, nul rêves étranges ne vinrent la troubler. Au réveil, elle se sent toute guillerette. Ses cheveux en bataille ont tôt fait d'être mis dans l'ordre, tout en douceur, comme des filets de soie déchevêtrés, modelés en une rivière soyeuse, par les mains d'Odeline, à l'aide d'une brosse d'or violet, un de ses derniers cadeaux. Après s'être habillée, elle se dirige de nouveau vers sa boulle de cristal. Alors qu'elle s'attendait à voir le même genre de phénomène que la dernière fois, elle ne voit aucun être vivant, aucun paysage, juste des taches noir qui prolifèrent au sein d'une boulle de lumière, avec au centre comme un baguette. Lorsqu'elle parle de sa vision, avant de rejoindre le Tam-Tam où ses nouveaux amis se sont déjà rendu, Odeline la conduit, après avoir prononcé quelques paroles magiques, dans une petite pièce. Aucune odeur n'imprègne l'air, une pâle lueur permet de distinguer à peine les murs, les couleurs semblent être absorbé, comme un paysage vide mélancolique, vide d'âme. Odeline lui montre une boîte ressemblant un peu aux coffres à jouet qu'on certains enfants sur notre terre :

Odeline : "C'est un des cadeaux qui t'ont été offert à ta naissance,
On l'avait rangé dans la boîte à n'ouvrir
Que lorsque tu serais en mesure de la science
Magique maîtriser, c'est une occasion à saisir,
Pose ta main sur le haut, là où il y a l'étoile."
Flaurorie apposant sa main : "Pourquoi avoir mis sur ceci un magique voile ?
Dans ma chambrée cela aurait pu faire l'affaire..." 
Odeline : "Ce n'est pas nous, mais tu comprendras, un jour j'espère..."
Flaurorie fit une petite moue qui s'effaça vite lorsque des traits de lumière fusèrent de toute part là où elle avait mis sa main. Le bois du cercle "s'effaçait" petit à petit, laissant un ouverture assez grande pour pouvoir y voir, et y soutirer le contenu. Flaurorie y découvrit avec surprises nombres d'objets, aux formes très différentes, auquel elle ne pouvait attribué une utilité quelconque, d'autant plus que presque tous ne voulaient se laissé saisir.

Odeline : "Ouvre ta main, et pense à la baguette que tu avais vu.
Elle devrait venir toute seule se poser si ta magie
Elle reconnaît assez puissante pour te faire sa complice.
Flaurorie s'exécuta. Un filet de lumière incolore, ou plutôt invisible à l'oeil nue, jaillit de sa main entrée dans la coffre. Ses yeux toujours fermés, elle su qu'elle avait réussit, lorsque un objet long, contendant, épousa sa paume. Presque aussitôt, sans la contrôler, la baguette sortit du coffre, et tenta d'entraîner sa détentrice vers le mur. Odeline posa sa main sur celle de Flaurorie pour la retenir, qui plongea des yeux paniqués dans ceux de sa nourrisse.

Odeline : "Ne t'inquiète pas, elle suivait une source. Va se calmer le flux,
Et tu peux être fière, c'est une baguette de grands mages qui t'a choisie,
Une baguette qui détecte les sources, les créatrices et les destructrices.
Flaurorie retint son souffle, puis expira un bon coup. Elle regarda sous toutes ses facettes le bout de boit qu'elle avait dans les mains. 
Flaurorie : "Si j'ai bien compris, pour l'utiliser, je dois la laisser faire ?"
Odeline : "Oui, et non. C'est ton intuition magique que tu devras libérer,
Et nous allons sortir de la pièce, tu pourras t'y essayer !"
Flaurorie : "D'accord... mais c'est bizarre, déjà dans mes mains elle se serre..."
Odeline : "Cela doit être le phénomène puissant de ta vision, c'est préoccupant."

Après quelques gestes, Odeline enjoignit Flaurorie de la suivre. Elles sortirent de la pièce. Derrière la porte, semblable à un nuage, la gardienne de ces secrets, refit les mêmes gestes, puis proféra à nouveau quelques obscures paroles. Dans les mains de la petiote, la baguette s'agita de nouveau, aspirant un filet noir sortit de nul part. Elle finit par tenir des deux mains la baguette, tel un sourcier de nos contrées, à la différence qu'elle avançait beaucoup plus vite. Elle courait presque maintenant, sortit de la maison, sous les yeux ébahis d'Axion et de Linéa. Elle fit ensuite, sur l'herbe, un tour sur elle même, puis un autre, avant de s'arrêter un instant, les cheveux ébouriffés, un chouia apeurée. Ses mains bien accrochés à la baguette, à moins que cela ne soit l'inverse, gravitèrent dans l'air, comme si ils reniflaient quelque chose. Puis, d'un coup sec, la baguette la tira en avant, tel une parache tirant son attelage après que celui-ci ai été délesté de tout son poids.

Odeline : "Flaurorie ! Lâche cette baguette ! Elle te fait tourner le sang !"
Flaurorie n'eu d'autre choix que de s'exécuter. La baguette fusa au-dessus du toit, en direction du soleil évanescent, et disparu dans les nuages, laissant son ex détentrice toute confuse. 
Flaurorie se tournant vers Odeline : "Je, je n'ai rien pu faire. Tu crois qu'il y a un moyen pour que je la récupère ?" 
Odeline : "Oui. Elle a dû aller à la rencontre du phénomène étrange, tu le sentiras
Sûrement dans les paumes de tes mains lorsqu'elle l'atteindra,
Mais attends, avec tes parents, des mages, nous allons pouvoir suivre son air..."

Odeline sortit de sa poche une petite bourse, en tira de la poudre d'or bleue qu'elle souffla dans l'air. Ceci mis en évidence le tracé, la direction que la baguette avait prise. La petiote fut conduite au Tam-Tam. Sa nourrice palabra avec quelques mages, conversation dont elle ne pu entendre que quelques brides inquiétantes "Nous n'avons peut être pas pu tout arrêter" "des effets secondaires" "équilibre menacé"... Sinelle et Frène l'attendaient pour aller voir Ixon.

© P.L

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