Conte à suivre
(du
rififi sur l'or des passages)
De son côté, Flaurorie s'était endormie assez tard, pour son jeune âge. Elle avait commencé à faire connaissance avec ses invités, autour de petits jeux, puis la fatigue venant, ses parents la mirent au lit. Nul cauchemars, nul rêves étranges ne vinrent la troubler. Au réveil, elle se sent toute guillerette. Ses cheveux en bataille ont tôt fait d'être mis dans l'ordre, tout en douceur, comme des filets de soie déchevêtrés, modelés en une rivière soyeuse, par les mains d'Odeline, à l'aide d'une brosse d'or violet, un de ses derniers cadeaux. Après s'être habillée, elle se dirige de nouveau vers sa boulle de cristal. Alors qu'elle s'attendait à voir le même genre de phénomène que la dernière fois, elle ne voit aucun être vivant, aucun paysage, juste des taches noir qui prolifèrent au sein d'une boulle de lumière, avec au centre comme un baguette. Lorsqu'elle parle de sa vision, avant de rejoindre le Tam-Tam où ses nouveaux amis se sont déjà rendu, Odeline la conduit, après avoir prononcé quelques paroles magiques, dans une petite pièce. Aucune odeur n'imprègne l'air, une pâle lueur permet de distinguer à peine les murs, les couleurs semblent être absorbé, comme un paysage vide mélancolique, vide d'âme. Odeline lui montre une boîte ressemblant un peu aux coffres à jouet qu'on certains enfants sur notre terre :
Odeline : "C'est un des cadeaux qui t'ont été offert à ta naissance,
On l'avait rangé dans la boîte à n'ouvrir
Que lorsque tu serais en mesure de la science
Magique maîtriser, c'est une occasion à saisir,
Pose ta main sur le haut, là où il y a l'étoile."
Flaurorie apposant sa main : "Pourquoi avoir mis sur ceci un magique voile ?
Dans ma chambrée cela aurait pu faire l'affaire..."
Odeline : "Ce n'est pas nous, mais tu comprendras, un jour j'espère..."
Flaurorie fit une petite moue qui s'effaça vite lorsque des traits de lumière fusèrent de toute part là où elle avait mis sa main. Le bois du cercle "s'effaçait" petit à petit, laissant un ouverture assez grande pour pouvoir y voir, et y soutirer le contenu. Flaurorie y découvrit avec surprises nombres d'objets, aux formes très différentes, auquel elle ne pouvait attribué une utilité quelconque, d'autant plus que presque tous ne voulaient se laissé saisir.
Odeline : "Ouvre ta main, et pense à la baguette que tu avais vu.
Elle devrait venir toute seule se poser si ta magie
Elle reconnaît assez puissante pour te faire sa complice.
Flaurorie s'exécuta. Un filet de lumière incolore, ou plutôt invisible à l'oeil nue, jaillit de sa main entrée dans la coffre. Ses yeux toujours fermés, elle su qu'elle avait réussit, lorsque un objet long, contendant, épousa sa paume. Presque aussitôt, sans la contrôler, la baguette sortit du coffre, et tenta d'entraîner sa détentrice vers le mur. Odeline posa sa main sur celle de Flaurorie pour la retenir, qui plongea des yeux paniqués dans ceux de sa nourrisse.
Odeline : "Ne t'inquiète pas, elle suivait une source. Va se calmer le flux,
Et tu peux être fière, c'est une baguette de grands mages qui t'a choisie,
Une baguette qui détecte les sources, les créatrices et les destructrices.
Flaurorie retint son souffle, puis expira un bon coup. Elle regarda sous toutes ses facettes le bout de boit qu'elle avait dans les mains.
Flaurorie : "Si j'ai bien compris, pour l'utiliser, je dois la laisser faire ?"
Odeline : "Oui, et non. C'est ton intuition magique que tu devras libérer,
Et nous allons sortir de la pièce, tu pourras t'y essayer !"
Flaurorie : "D'accord... mais c'est bizarre, déjà dans mes mains elle se serre..."
Odeline : "Cela doit être le phénomène puissant de ta vision, c'est préoccupant."
Après quelques gestes, Odeline enjoignit Flaurorie de la suivre. Elles sortirent de la pièce. Derrière la porte, semblable à un nuage, la gardienne de ces secrets, refit les mêmes gestes, puis proféra à nouveau quelques obscures paroles. Dans les mains de la petiote, la baguette s'agita de nouveau, aspirant un filet noir sortit de nul part. Elle finit par tenir des deux mains la baguette, tel un sourcier de nos contrées, à la différence qu'elle avançait beaucoup plus vite. Elle courait presque maintenant, sortit de la maison, sous les yeux ébahis d'Axion et de Linéa. Elle fit ensuite, sur l'herbe, un tour sur elle même, puis un autre, avant de s'arrêter un instant, les cheveux ébouriffés, un chouia apeurée. Ses mains bien accrochés à la baguette, à moins que cela ne soit l'inverse, gravitèrent dans l'air, comme si ils reniflaient quelque chose. Puis, d'un coup sec, la baguette la tira en avant, tel une parache tirant son attelage après que celui-ci ai été délesté de tout son poids.
Odeline : "Flaurorie ! Lâche cette baguette ! Elle te fait tourner le sang !"
Flaurorie n'eu d'autre choix que de s'exécuter. La baguette fusa au-dessus du toit, en direction du soleil évanescent, et disparu dans les nuages, laissant son ex détentrice toute confuse.
Flaurorie se tournant vers Odeline : "Je, je n'ai rien pu faire. Tu crois qu'il y a un moyen pour que je la récupère ?"
Odeline : "Oui. Elle a dû aller à la rencontre du phénomène étrange, tu le sentiras
Sûrement dans les paumes de tes mains lorsqu'elle l'atteindra,
Mais attends, avec tes parents, des mages, nous allons pouvoir suivre son air..."
Odeline sortit de sa poche une petite bourse, en tira de la poudre d'or bleue qu'elle souffla dans l'air. Ceci mis en évidence le tracé, la direction que la baguette avait prise. La petiote fut conduite au Tam-Tam. Sa nourrice palabra avec quelques mages, conversation dont elle ne pu entendre que quelques brides inquiétantes "Nous n'avons peut être pas pu tout arrêter" "des effets secondaires" "équilibre menacé"... Sinelle et Frène l'attendaient pour aller voir
Ixon.
© P.L
|