La Libre
N ° 12 - Journal en fond poétique 

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- Annonces/concours
- Jeu d'écrit à plusieurs
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- Poèmes à l'air du temps
- Poème sur le mistral
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- Chanson
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- Poèmes d'auteurs à l'affiche
-
Poèmes d'auteurs à l'affiche
- Conte


Parlez moi du grand amour

Oui parlez moi du grand amour .
Celui qui rime avec toujours.
Celui que conte les poètes 
et fait de la vie une fête.

Oui montrez moi le grand amour .
Dans un sourire plein de tendresse.
Et dans u regard sans détours.
le satin bleu d'une caresse.

Oui chantez moi le grand amour. 
Qui enveloppe le coeur et l'âme.
Fait d'un errant,un troubadour.
Embue les yeux d'une larme.

Oui jouez moi ,le grand amour.
Un opéra ,une romance,
dont les notes tour a tour
s'élèvent dans un grand silence.

Oui donnez moi ce grand amour
pour que vos lèvres sur ma bouche
n'est pas besoin de longs discours
pour m'allonger sur votre couche.

Puis nous ferons ce grand amour
pour que nos corps ,en une messe,
passent des nuits dans le velours
de délicieuses ivresses.

©Anita - 10.05.2003


Les internautes

Préambule notoire et codes diversifiés
Internet ouvre son paysage lumineux aux initiés
Lumière blanche aux doigts instigateurs
Tu entraînes ma raison dans un faisceau révélateur

Hémisphère sidéral où les heures se refugent
Annonciateur , dans la nuit, d’une aube qui se refuse
Idiome inconnu qui parle au cycle intemporel
Equation qui se résout à un rituel

Planète qui me reçoit dans ses bras d’aciers
Pardonne moi mes pas apeurés
Je trébuche sur un champ irradié
Tu me relèves sans aménité et me propulses dans un ciel glacé

A présent les astres s’ennuient car je les fuis
Internet m’a séduite, à ses pieds je prie
Mes vers seront témoins de ma théorie
Ma muse dédiera au virtuel sa poésie

 

Caprice des mots

Au bout du silence interminable,
Dans l'opulence de mon imagination,
Les mots fusent sans frein,
En moi, autour de moi.

Une averse de mots
Inonde mes rêves éphémères.

Un délire de mots
Dévale la pente de mes vagabondes pensées.

Une foule de mots
Court aux confins de mes espoirs déçus.

Un tourbillon de mots
Tombe aux pieds de ma vulnérable vie.

Une palette de mots multicolores
Se déverse sur le lit de ton absence.

Ces mots inépuisables,
Je les pioche et les choisis à ma guise,
Je les emboîte un à un
Pour hurler ma solitude
Sur les pages immaculées
De mon coeur meurtri.

 

JE NE SAIS COMMENT VOUS AIMER

V
ous qui êtes si différentes, 
Pour qui nous restons étrangers, 
Tant l'une que l'autre attirantes 
Toutes dignes d'être chantées. 

Femmes par qui le coeur chavire 
D'une insoupçonnable beauté 
Que l'on voudrait dans son délire 
Être le seul à contempler, 
Le temps d'un innocent sourire 
Je ne sais comment vous aimer ! 

Vous qui sublimez la grisaille 
En colorant le quotidien 
Par vos paupières où tout s'émaille 
Fidèles inconnues du chemin. 

Femmes par qui le temps s'efface 
Dans un désir inachevé 
Pour n'avoir qu'effleuré l'audace 
De donner corps à ses pensées, 
Tant que nous sépare l'espace 
Je ne sais comment vous aimer! 

Lorsque les heures deviennent noires 
Jusqu'à en perdre le repos, 
Vous surgissez dans nos mémoires 
Apportant l'oubli du fardeau. 

Femmes pour qui l'âme consume 
Ses derniers élans de folie, 
D'une jeunesse qu'on présume 
Mais dont le regard, pourtant, dit 
Face à la passion qui s'allume 
Que trop ont voulu par défi 
Percer le secret de la brume 
Qui fait de vos yeux un pays! 
Femmes que l'on dirait dociles 
Mais qu'un simple mot peut blesser, 
Vous que je devine fragiles 
Je ne sais comment vous aimer!

©
Jean-Marie Audrain

 

J'aimerai

J'aimerai la vieillesse de ton corps,
les caresses de tes mains,
de tes mains raidies.

J'aimerai la bonté de ton coeur,
la noblesse de ton âme,
la jeunesse de ton esprit.

J'aimerai la lenteur de tes pas,
le rythme de ta marche ralentie.

J'aimerai nos ultimes projets.
J'aimerai tes baisers sur mon front
quand mon corps aura déjà péri.

J'aimerai tes larmes sur tes rides 
du temps que je serai au paradis.

Et j'aimerai ton âme et la nôtre
le jour où le bon Dieu
nous aura enfin réunis.


SUR LES ECUEILS

Poète, ta plume se dilue simplement
Comme tu dénoues ta dernière cravate
L’heure n’est pas encore au rendez – vous
Tu sembles venir comme d’autres avant terme
Le quai solitaire crie à la désertification
Et le dernier train en partance est parti sans toi
Vers une destination des plus inconnues
L’encre rugueuse oscille devant les choix
Et ton écriture hybride est désarticulée
Elle perd la linéarité de l’onde calme d’un lac
Le comble de cette vision floue est atteinte
D’une simple sclérose due à l’incompréhension
La peine d’une démarche d’un vieux équilibriste
Sur une corde raide entre deux grands abîmes
Tu t’arrêtes juste au milieu, essoufflé par le voyage
Et des deux côtés la distance est immense
Ton désir de vivre te pousse loin, très loin
Car la tristesse d’un cœur n’est qu’un leurre
Elle n’est momentanément qu’un minuscule point
Et ce point traverse l’invisibilité d’un parcours
La vie n’est qu’un acte multiplié par tous les êtres
Dans le vrai théâtre de la de la suite des jours
Toute personne récité à chaque instant son rôle
Toi comme moi, comme tous les autres qui vivent
Rien n’est inerte dans notre complexe univers
Du soleil à la lune, des étoiles dans le firmament
Des nues, des orages, du lever au crépuscule
De la petite ville tranquille à la grande campagne
Tout mue, se transforme, appelle à la vie, à l’avenir
Je suis passé, moi aussi par les plus grandes tensions
J’ai maudit mon origine, mes plus intimes racines
Mes amitiés les plus hypocrites, les plus infâmes
J’ai maudit toutes les carences, les ingratitudes
J’ai rejeté toutes mes déceptions les plus ternes
La lumière, l’ombre, les différentes couleurs
La ville vampire, les faux amis, le cordon ombilical
Et à la fin j’ai fini par accepter ma solitude
J’ai convoité mes veillées au clair de lune
J’ai fait de mes reconversions les plus stériles
Une marche à suivre, un guide à long terme
J’ai mis le feu de bois dans mon âtre des heures
Je grelotte des fois de la plus sombre des destinées
J’ai épousé depuis la nuit du temps une demeure effacée
Je vis retranché de tous les autres, je vis en ermite
Ni femme, ni enfants, ni amis, rien que des feuilles
Des pages à l’état virginal dont la pureté m’envoûte
J’écris, je suis toujours sous l’emprise de la fascination
J’écris c’est ma grande source de la libération
J’écris pour qui ? Je ne sais plus… !
Peut être pour l’autre… à titre posthume
Pour un poète maudit, un poète qui vit d’errance
Je suis ce poète qui continue à crier, à souffrir en silence
Ecris mon ami, la vie vaut tout l’or de notre existence
Etre poète c’est vivre dans le corps des autres
Etre poète c’est verser ses mots, ses délires, et ses……amours

Samedi 15 Décembre 2001 - Khénifra /Maroc

© Kacem loubay



LES RESOLUTIONS 

Je me résoudrais à paresser bien davantage
A me repaître de mes défauts
Je saurais bien démystifier mon âge
Et endiguer les présages vieux et sots

Je me résoudrais à sortir bien davantage
A sublimer les plaisanteries légères
Je saurais bien transcrire les pages
De mon humeur, sous la rubrique des faits divers

Je me résoudrais à oublier mes résolutions
Ma mémoire, pythie défaillante
Obscurcira dévotement mes horizons
Les mots percutés créent la mésentente

Je me résoudrais à versifier mes songes
Dans une prose libertaire, extravagante
Où les puristes excédés se couvriraient de honte
Ma muse , mon alter ego, écrivons une poésie effarante !


Je ne crois plus 

Je ne crois plus en toi
Je ne crois plus en tes mots
Le jour s’est assombri avant terme
Et les étoiles manquent le rendez – vous
Je ne crois plus en tes larmes
Ton visage ne peut plus les contenir 
Tout ton être souffle d’altération 
Pourquoi chercher à me retenir
Quand tes bras alourdis oublient l’enlacement
Quand tes lèvres ne gardent plus d’empreintes
Quand tes yeux perdent leurs vrais éclats
Quand ton corps s’étiole en plein printemps
J’ai pris le temps de me guérir de la langueur
De tes éternelles promesses à la dérive
Je ne crois plus en toi depuis ce jour
Où ta voix m’est parvenu toute étrange
Tes larmes sont une ondée dans le désert
Une simple goutte dans l’immensité de l’océan
J’ai fini par tourner mes lourds pas
Vers une autre terre ouverte, plus clémente
Je dénie toutes mes paroles, mes confessions
J’oublie mes serments au bord du lac esseulé
Et je rejoins le vrai monde de la sincérité
Tu es à présent en dehors de mes… pensées
Une autre étoile vient de naître dans mon cœur
Elle est en pleine éclosion et elle scintille
Dans mon nouveau ciel allégé des orages d’été
Je retourne pour fertiliser mes lointaines visions
Réécrire par une main qui fuit la léthargie
D’autres poèmes pour mes intimes confidents
Patience mon cœur, descends mon âme versatile 
Nous venons de retrouver un coin de la… mémoire

Jeudi 13 Décembre 2001 - Khénifra /Maroc

© Kacem loubay


Tenir 

Ouvrons les yeux pour de bon
L’enfer c’est ici et maintenant
Rouge vif noir profond
Le bonheur est un faux semblant

Souffrir pour apprécier la vie
Hérésie d’un combat perdu
L’amour pour survivre
Placebo d’un paradis perdu

Se battre ou s’abattre
Aimer ou s’aimer
Recevoir ou donner
Quelles sont les raisons d’y croire

Croire en cette vie sur terre
Pour quelle soit plus légère
Tout est si lourd en mon cœur
Que rien ne tait cette peur

Retiens moi si tu peux
Avant que ne se ferment mes yeux
Sur l’oubli, si doux , si doux
Apprends moi à rester debout.

 

 

Une bouteille à la mer

Au commencement, 
il y avait la légende 
et pendant longtemps cette légende 
mère de toutes les légendes
fut oubliée.....
Mais un jour un jeune homme du pays de la lande se rappela,
et l'écrivit afin que tous se souviennent...
lui même issue de la légende
et depuis ce temps retourné dans ces mondes pour ne plus jamais y revenir...
voila ce que dit Aldous Phillis Bently dans son livre traitant des légendes..."

et voila comment le jeune de la légende écrivit la légende...

"Une bouteille à la mer 

Il était une fois un murmure du temps, une légende, 
Il était une fois un homme, et une bouteille, 
Enfantée et portée par les rouleaux de l'océan, 
Jusqu'à un rivage, sur le sable fin des landes... 

Un beau soir printanier, pendant que la lune toujours veille 
A enluminer le dôme pour les rêveurs, séant, 
Une ombre parcourt les nuages flotteurs, à la recherche 
De l'inspiration maritime. Au lieu où s'écume 
Les bruissements de la dame, il va se poser, 
Eveiller ses sens au bonheur d'air, saisir perche 
De chaque note, de chaque frisson, et de sa plume 
De coeur, graver l'instant qui s'hume d'éternité. 
Ainsi, l'homme se perd dans l'infinie de la nuit, 
Dans sa toile, les embruns viennent avec lui jouer, 
Il laisse ses cieux en oraison, ses mains dériver, 
Fleurer, tracer le rivage, puis, un choc, un bris 
Du silence, une vibration parcourt depuis un rocher 
L'espace, ses pieds se lèvent et d'un rayon ravit 
Il aperçoit l'objet : une bouteille s'est arrimée 
Dans un creux d'eau. Il se penche et la saisie, 
Aperçoit ce qui lui semble pouvoir être un trésor, 
Voir une carte l'y amenant. Il va avec sa découverte 
Se reposer, il allume la torche qu'il avait emporté, 
Avec stupeur aperçoit un vieux parchemin, dans son for 
Il espère le message d'une nymphe. Les bonds en alerte, 
Avec minutie, il le soutire de son réceptacle, et le lit... 
Tout émoustillé, les flammèches jonglant avec l'humidité, 
Les écrins du dôme, sur son visage, on aurait dit 
Une apparition d'un barde des temps ancestraux, 
Répétant pour une aubade, cherchant en ce lieu à puiser 
L'inspiration, ses mots, pour des paysages floraux. 

"Au lieu où les océans vont se rejoindre, 
Se trouve le château, le château d'un paradis, 
Un lieu où tous vos rêves peuvent se réaliser. 
Lorsque feu la fleur vous voyez poindre, 
Il se dresse, et si votre souffle de vie 
S'en est rapproché, vous aurez la clé 
Pour faire tomber le pont-levis. Je vous attends, 
Par delà les rouleaux, les volcans d'eau, par delà le temps..." 

Après quelques errances, la marrée montante 
Le ramène à sa quête... Un coup d'oeil en haut, 
Et les lucioles célestes, lui annoncent la fin de la nuitée, 
Faiblissant avec la fleur bleue, prête place à suivante 
Laisser, là où la symphonie d'or sur les eaux 
Va se déverser, tel une vague s'épanchant de félicité. 

Et si il ne peut s'empêcher de se reposer les mêmes questions, 
Qui dans son esprit font ritournelle "qui, mais qui, oui ! 
Qui a bien pu écrire et envoyer cette menue création, 
Et dans quel but ? Des dieux qui sont dans l'ennui ?" 
Il sent, sait, qu'il devra mettre les pieds, les bras, son corps 
Entier, mis à nu, prêt à affronter les remous incessants, 
Et il est prêt à offrir son être pour ces quelques chimères, 
Car s'enfuir, se libérer, est un beau moment à l'aurore, 
Sublimation pour rejoindre les nues, les limbes, hors du temps... 

Ainsi l'homme se déleste de ses atours, de son armure d'air, 
Ainsi l'homme se lève et s'avance dans la vallée du roulis, 
S'y fond, le calame dans l'encre salin. Sur le dos, il contemple 
La magie de l'océan aux plis nuageux, la volupté, le coulis 
Des cieux dans les cieux, et comprend, la réunion des immensités, 
De l'eau et du ciel, vers l'horizons il se doit de continuer, 
Espère seulement que dans toute cette beauté il n'aura à se noyer... 

Il était un homme plein d'espoir, à l'heure où les étoiles 
Et feu la fleur se rejoignent, à l'heure où tout est possible, 
Où les frimousses s'éveillent et s'offrent à la gravité, 
Il était un horizon où un mirage de la réalité prenait le voile, 
Où une lueur abyssale par la volonté devenait accessible... 

La légende raconte qu'au petit matin, l'on aurait retrouvé 
Sur les berges sableuses, une bouteille, une torche, des vêtements 
Et un parchemin sans propriétaire, que là où les goélands auraient dû être, 
Suivant le vol vers le bleu arrosé de gouttes larmoyantes 
Des divinités, là où aurait pu être le vagabond du songe charmant, 
Se trouvait un chevalier qui entre les orages faisait naître 
Des arcs-en-ciel. Un château, des tours, dans les ombres avenantes 
Se seraient formés, et il y serait rentré, invité semblait t'il dans une danse, 
Rythmée, envolée par une symphonie indescriptible, audible en transe, 
Au bras d'une déesse qui le soleil a fait revenir, rejaillir des profondeurs 
De la nuit, là où les forces se déchaînent, à la douceur s'effleurent. 

A ces instants, d'après néant, les colombes, la paix, les arc-en-ciel 
De la destiné de l'humanité, se ressourcent, reviennent en messager 
Pour nous conter le chemin du coeur, nous murmurer l'émerveille 
Qui peut nous attendre si par la foi nous y avançons, ainsi mélangés... 

Pour la petite histoire, nul ne pourrait dire 
Ce qu'est devenu l'homme, certains pensent 
Qu'il a rejoint l'espace de tous, source d'essence, 
En un lieu, où lorsque avec sa déesse un sourire 
Pointe aux rivages, y naissent les arcs colorés, 
En un lieu où il aurait poursuivit sa vie d'éternité... 
D'autres qu'il s'est noyé, et que pour s'en excuser, 
Les dieux ont fait naître le phénomène, servant de pont 
Vers leur paradis, où ils lui offrirent une nouvelle vie 
Avec sa soeur d'âme. Quoi qu'il en soit, de cette passion, 
Tous s'accordent sur la célébration de l'après pluie, 
Comme un rêve, un espoir, un voeu qui peut se réaliser... 

Il était une fois une légende, il était une fois un rêve réalisé.."


et c'est au travers les oeuvres de Phillis Bentley 
que le Comte Pierre pris connaissance de la légende...

Une bouteille à la mer .....

C'était un de ces beaux soirs printaniers,
qui aurait pu se comparer
au temps des légendes...

et ce soir la Il s'était une fois de perdu au pays des murmures,

et pour s'enfuir et mieux s'y perdre
il alla vers la mer, la grande,
la dame qui s'enfuit dans la brume
océane
et fière... 

Pendant que la lune toujours veillait 
A enluminer le dôme pour les rêveurs
lui l' ombre parcourait les nuages flotteurs,
à la recherche d'inspiration maritime.

Il va se poser, 
Au lieu où s'écume 
Les bruissements de la dame,
dans le vaporeux roulis des vagues
Ainsi, l'homme se perd dans l'infinie de la nuit... 
les embruns du soir et de l'onde viennent jouer, 
avec lui 

Il laisse les cieux en oraison défiler dans la nuit
ses mains dériver, 
Fleurer, tracer le rivage,
quelques mots sacrées laissé dans le sable
pour oublié

puis, un tintement un choc léger, un bruit 
Dans la nuit,
une vibration parcourt depuis un rocher 
une bouteille s'est arrimée 
Dans un creux d'eau. 

Maynard déjà l'a vue 
il abboye a se demander qui l'a mise la pour lui,
pour jouer...
Il saute autour abboye de nouveau
attirant a lui Waterloo son compère...

Il essaye de la prendre dans sa gueule,
et comme elle fuit, 

il abboye encore, et saute dessus, 
et comme elle ne réagit pas
Il se penche et la saisie et en courant accompagné de son ami
il accourent porté ce trésor au maître
qui intrigué l'attend et lui sourie 
-Voyons qu'est ce que tu as trouvé là mon beau Maynard ...

.et prend la bouteille que lui tend son chien
et lui caresse le dessus de la tête...

Il allume la torche qu'il avait emporté, 
Aperçoit ce qui lui semble pouvoir être un trésor, 
Voir une carte l'y amenant. Il va vers sa découverte 
Avec stupeur aperçoit un vieux parchemin, dans son for 
Il n'attendait aucun message 

ici dans le noir est-ce celui d'une nymphe.? 

d'un bon en alerte, 
Avec minutie, il le soutire de son réceptacle, 
et le lit...

"Au lieu où les océans vont se rejoindre, 
Se trouve le château, le château d'un paradis, 
Un lieu où tous vos rêves peuvent se réaliser. 
Lorsque feu la fleur vous voyez poindre, 
Il se dresse, et si votre souffle de vie 
S'en est rapproché, vous aurez la clé 
Pour faire tomber le pont-levis. Je vous attends, 
Par delà les rouleaux, les volcans d'eau, par delà le temps..." 

Circonspect, avide d'en savoir plus, il pose 
Le parchemin sur ses genoux,
trace une rose 
D'une main dans le sable,
tout en se plongeant 
Dans ses songe océaniques...

"Est-ce une farce ? 
Pourquoi n'y a t'il point de signature, c'est rageant !" 

Maynard regarde circonspecte le manuscrit inscrit sur la vague...
et hoche la tête se demandant...
quel dieu a pu faire cela autrement?
Waterloo a bien vu la bouteille posé là
et suivant le geste de son maître s'empare
de la missive et s'enfuit..

l'homme sourit,
Maynard s'est aussi enfuie a la suite de son ami...
ils courent gambadent se laisse aller a leur folies...
un goéland apeuré s'élève
poursuivit par Maynard et Waterloo......
là d'autres aussi dérangés battent de l'aile
et s'envole vers le ciel 
l'homme les regarde et sourie
parfois il envie leur rire
leur liberté
mais a présent son coeur est envoûté
par d'étranges pensés
Ces quelques mots traversent ses pensées, 
puis reprennent 
Le cours de l'énigme posée, 
faisant des vagues, des comparses . 
il est retourné là ou il s'était reposer 
tranquille retournant en lui même se demandant...
qui a bien pu rêver 
ce texte exaltant....
son esprit se porte loin 
supporter par les jappements de ses deux comparses
qui joue avec la vie.... 

Soudain leur aboiement n'est plus celui du jeu
Maynard cri et hurle 
Waterloo veut mordre attaquer s'en prendre a celui...
l'homme est debout traversant la lumière 
qui s'installe au milieu de la nuit...

il a mis le parchemin dans le livre qu'il a avec lui, 
et vole au secours de ses deux amis.

il a fait la guerre
de la Bretagne en Vendée
commando au milieu de l'enfer
il est revenue blessé
mais a garder de ces pays un souvenir hideux
et malheur à ceux
qui aujourd'hui....

c'était une lumière étrange au milieux de la nuit
d'où sortait un être...
d'une voix de maître 
il appela 
à lui ses amis..

Maynard, Waterloo...

qui répondirent aussitôt
l'être le regarda 
et pointa sur lui ce qui semblait une arme
Waterloo cria-t-il
et ce dernier d'un bon sauta ....

sur le bras de l,être qui recula
l'homme avait eu le temps de faire un pas
l,être ne se relèverait pas.

il lui asséna un coup et l'être s'effondra......

D'un couteau de pêcheur
qu'il portait depuis son retour des pays de la guerre
il arracha l'arme du bras de l'agresseur
et l'examina scrupuleusement comme il aurait fait naguère....

suivant la vague 
d'autres lueurs venaient
il lui sembla que sur la plage 
déferlait 
une autre forme de vague
comme celle qu'il connaissait d'un autre age
venir mourir
comme l'histoire une autre page...

Ce qu'à présent
il présentait un arme
s'animait entre ses mains...
le guerrier ravivait la flamme
et d'un geste incertain
pointa en un instant 
vers ces lueurs qui s'assemblait
le mouvement que le destin confirmerait.....

des lueurs qui venaient
se fondre en une lumière étrange
sortait un être plus hideux
que celui-là qui déjà gisait
ce fut un moment exsangue
l'être fabuleux
a peine naissant de la lumière qui germait, 
émis un cri incommensurable de haine
et fut frappé de plein front 
par le faisceau émanant du geste de l'homme sur le rivage.....

il n'avait pas hésité
il s'était couvert le visage
et avait fait feu
avec rage, se souvenant d'un autre age.
d'autres lumières venaient suivant la vague.......

il fit feu sur chacune d'elle...
elles tombèrent comme des géodes dans la mer...
et Maynard le plus jeune , et le plus fougueux
courait vers elle
croyant que son maître avait inventé pour lui, un nouveau jeu ...

Maynard! cria-t-il 

il ne restait plus qu'une lumière..
qu'il laissa venir
jusqu'a son heure dernière.....

quand l'être qui en sorti fut rendu aux flots
C'est à l'intérieur même
de ce halo
qu'il fit fondre son faisceau..
pour détruire jusque dans le monde même
de ces êtres 
l'envie de revenir se baigner dans ses eaux...

et comme une géode immense cette dernière lueur
s'effondra dans la mer.......

il regarda longuement la plage
muet, aux aguets...
et dans le long silence
comme celui qu'il connaissait des sages
attentif, lourd de patience
il écouta la mer rouler sur les galets.....

personne dans la nuit 
ne brisa la présence
il n'y avait plus que lui
et l'énormité de l'absence...

et la mer qui semblait répondre a ses avances...

Il attendit encore
tournant cette fois ci son regard vers la terre
mais la non plus rien ne semblait éclore,
juste le vent dans le lierre....

d'un pas il alla au devant du sol
sur le terre-plein
contempler la nuit jusqu'a l'étoile
mais rien.....

fermant les yeux
du haut de l'hémisphère
il regarda la terre
en tous ses lieux, 
cherchant quelque étrange lumière
ou quelques soubresauts peu ordinaire.....

du fond de lui monta ce savoir
que tout se portait bien
et que ces êtres dans le noir
venus de si loin
n'avait laissé d'autres souvenirs
que ces pierres de lumières, 
au milieu de la mer
que quelqu'un finirait par découvrir...

mais d'ici la....

de nouveau il fixa la vague
celle -ci chantait...

doucement reprenant son pas
suivi de ses amis
il s'en retourna la ou il se reposait.....

Maynard de nouveau se laissa emporter vers la plage
son compagnon fit de même
la vie reprenait le cour de son age...

il alla s'asseoir la ou il venait
le soir 
quand la tristesse parfois le séduisait... 

l'aurore doucement s'insinuait
quelques rayons d'un soleil barbare
scintillaient
pour disparaître tout aussi rare 
que le matin qui venait..

il retrouva ses lieux
et la nuit et qui s'enfuit déjà à l'arrivée des dieux....

Il repris son l'ouvrage, 
le livre il en ouvrit une page
et lu la première phrase...

"la grandeur de l'homme se tiens en des lieux ou ce dernier n'as jamais posé le pas"

regardant de nouveau la plage 
il s'abandonna a sa rêverie.....

le livre était le fait d'un sage
Aldous Phillis Bentley...
auteur fameux, renié
et rejeté 
du milieu du siècle entre les deux guerres
avait trouvé a ses yeux
oh beaucoup plus que de la pitié, 
un respect, une admiration sans frontière
car si près des cieux
l'auteur l'aidait a fuir sa misère...
se laissant emporté par ses lignes 
il arrivait lui le comte Pierre
à transcender la guerre
qui l'avait si lourdement mutilé...

la grandeur de l'homme, disait Bentley,
la grandeur de l'homme
c'était rêver....

il se ferma les yeux
et au fond de lui se laissa bercer...

Maynard trop heureux 
lui léchait le visage

Waterloo jappais et courrait autour...
la vie le rappelait à son cour...

ouais petits on va aller manger
c'est le matin déjà
et on va nous chercher

en se levant
Maynard fit tomber le livre 
de cette sagesse si profonde
qui le prenait et le rendait ivre...

oh petit dit-il
si on savait dans tout ce beau monde...

il se pencha
et tendit le bras...

mais au lieu de se porter vers l'oeuvre
il alla chercher le manuscrit de la bouteille
qui avait glissé la au travers la manoeuvre....

et le ramenant avec l'ouvrage 
il s'arrêta de nouveau sur cette la page....
et sans trop d'idée
le fit sentir a Waterloo
sent et retrouve la bouteille
allez va le beau....

d'un élan les chiens partirent a la course
il les suivit...

ils allaient là 
au lieu de leur rencontre funeste
bien sur ce dit -il...

il fit quelque pas vers la plage 
mais déjà son ami lui ramenait son trésor en partage,
il pris la bouteille le caressa chaudement 
le remerciant
-venez on va rentrer a présent...

il allait remettre le manuscrit dans sa bouteille
en se disant
je prendrai bien le temps 
de résoudre cette énigme
mais pour l'instant les enfants on faim
c'est assez pour cette nuit....

mais ce faisant
les premier mots le frappèrent.......
"au lieux ou les océans vont se rejoindre..."

se pouvait-il
il regarda vers l'ouest
et se retourna vers l'est
il est rare se dit il
ce moment
ou les océans...
si je pouvais......

la vitre était un prisme il le savait
si je pouvais se dit-il
en ce moment précieux capter ce rayon de lune
qui se meurt au delà de la dune
et faire ainsi du premier geste du soleil...
tous les océans.....

il tendit la bouteille au dessus de lui
la bougeant doucement
dans des angles différents
tentant de saisir cet unique instant
ou les astres du ciel s'effleurent
et brillent comme une fine fleur 
sur les vagues de l'océan...
alors.....

la bouteille ne sembla répondre pendant de long instant 
mais soudain comme un pleur elle vibra
il resserra sur elle son emprise
la vibration s'amplifia
il la bougea encore
et le spectre 
comme la lumière d'un phare
explosa au milieu des mondes
inondant effaçant la plage a tout jamais de la mappemonde....

dix couleurs exaltant leur univers 
et s'étendant libre et fier
d'ici au confins de l'infini....

ébloui
incapable de voir quelques instant
il ne pu au même moment parcourir ces éternités 
qui s,offraient a ses pieds...

mais l'homme est ainsi fait 
qu,a la longue il s'adapte
et ses yeux lentement libre de tout soucis
finir par s'ouvrir sur cet infini.....

il était
quelque part
quelqu'un venait a lui
-voyez monsieur dit-il
ce que vous nous avez commander
un pur chef d'oeuvre capable d'emmagasiner l,infini...
il laissa devant lui le coffret...
et l'ouvrit
c,était la bouteille d'un vers poli
marqué de cygle et de glyphe

-messieurs leur dit-il c,est une pure merveille je vous remercie..
-ils se retirèrent....

et sur la grande table de bois travaillé et verni 
le parchemin qu'il avait demander lui souriait...
il prit la plume
de l'encrier et traça de l'encre qui distille des mondes
ces mots...

au lieux ou tous les océans vont se rejoindre......

alors qu'il se faisait
a la grandeurs des mondes il vit dans le spectre 
du bleu lilas mauve 
perdus au milieu des étoiles
qui s,étendait comme un ballet pourpre
ce moment de désespoir
ou l'éclats des bombes
lui arrachait une partie de la jambe 
et lui tordais le bras
de douleur il ferma les yeux....
du fond de lui au coeur du jaune 
il se revoyait nourrir Waterloo et Maynard
sous les voûtes de la cuisine de son château.

pour eux il rajoutait 
quelques morceaux de lard et de poisson frais...
c'était la la douceur
du lieu de la demeure...

et la étendu sur l'horizon comme une fête
le rouge céleste se débattait 
comme un enfant qui pleurait 
pour sortir de sa couche
comment se pouvait-il
lui si petit
dans l'aube
et c'était sa mère qui accourait...

et la ce ciel de pervenche
étendu sur l'infini au couleur de lavande 
perdu dans la landes de ses jeunes années
vert de topaze tout ébouriffé....

elle s'appelait
au milieu d'un vert sombre
qui tendait vers le blanc immaculé
qu,un bleu de foret
animait
elle. qui lui souriait......

Ophélide, Ophélie....

aux joues oranges qui se dissipait
dans le vaste indigo militaire 
qui froid et amer 
sur le monde s'engouffrait.

Ophélie
Ophélie
Ophélie 

je reviendrai.....
je reviendrai....

et lointain dans l'iris de cristal 
spectre magnifique ou s'étalait l'univers 
cent visage de lui qu'il ne connaissait encore
image vital de l'infini...
a peine allait-il effleuré cet écrin
ce visage de lui
qui ridé le regardait et lui tendait la main
que soudain
tout s'évanoui....

comme si la lumière avait cesser d'être demain... 
comme si.... .


la lune avait franchi l'horizon...

déchu

il était étendu sur le sable entres les galets
près du cadavre 
que la mer digérait
et ses deux amis inquiets 
lui léchait le visage....

dans sa main 
il y avait la bouteille
fermé contenant le parchemin
qu'il regarda plein d'émerveille 
et il sourie
se levant
calculant son équilibre
et la force qui lui venait
de tout son âme 
de tout son coeur
de tout son corps
et de toute sa furie
il lança la bouteille a la mer
criant a l'infini

JE SUIS REVENUE 

OPHÉLIE !

et d'un même geste il retint Maynard
non Maynard ici !

il se pencha caressa ses deux chiens
repris son livre qui traînait là
et l'arme que la mer avait a peine effleuré
dangereux cela ...
et repris son chemin...

à la maison les petits
on rentre....

les pauvres ils sortent a peine du lit
le soleil sortait de son antre
le jour se levait radieux
et il rentrait chez lui heureux...

et alors qu"il quittait la plage 
pour s'avancer dans la lande
le mot lui revient de cette page


non dit il la grandeur de l,homme est ici bas
car il n'y a plus de lieu ou l'homme n'a pas mis le pas..............


© Yves Drolet/Pascal Lamachère - 19 mai, 2003 

 

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