La Libre
N ° 9 - Journal en fond poétique 

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- Ecriture d'Espace
- Annonces/concours
- Jeu d'écrit à plusieurs
- La Sotie
- Gag

Page 2

- Poèmes à l'air du temps
- Le Chemin de la Paix ?
- Citations
- Chanson
- Conte à suivre

Page 3

- Poèmes d'auteurs à l'affiche
- Interview

- Histoires courtes


Ma Provence

Je ne suis pas poète mais j’ai mis tout mon cœur,
Pour conter ma Provence dans toute sa splendeur,
En partant des Alpilles non loin de St Rémy,
S’étendant au-delà vers les Saintes-Maries.
C’est la terre des gardians : le Mistral s’y déchaîne,
Ce fils de la Provence que malgré tout on aime,
Il souffle en Camargue ou plus rien ne l’arrête,
Ou il devient furieux, il est vraiment le Maître,
Soulevant les crinières de ces chevaux sauvages,
Qui galopent en horde dans l’eau des marécages,
Couchant les tamaris, les roseaux, les cyprès,
Continuant sa course sans pouvoir s’arrêter.
Au bout de quelques jours retrouvent la raison,
De plaines en vallons on le sent moribond,
Le Maître enfin calmé pourra s’abandonner,
Au-dessus des flots bleus, en Méditerranée.
Il va prés des collines inondées de soleil,
Bordées par la garrigue aux odeurs sans pareilles,
Ou chantent les cigales dans un même refrain,
Comme une farandole de fifres et tambourins ?
Du mas de Roumanille jusqu’au delta de Rhône,
Ou de très chers villages dont les vieux noms résonnent,
Maillane, Maussane, Fonvielle, les Baux,
Chers a notre Provence dont ils sont les joyaux.
Ecoutez sur les places ombragées en été,
Les anciens du pays parler de leur passé,
Avec l’accent qui traîne comme une mélodie, 
Ou chantent leurs paroles que beaucoup nous envient.
Parlant avec amour de leurs jeunes années,
De leur belle Provence jamais abandonnée,
Celle des oliviers qu’ils cultivaient naguère,
Des amandiers noueux sur des vieux murs de pierres.
C’est la dans ces sentiers, drailles de transhumance,
Que courent les souvenirs de ma plus tendre enfance.
Si victime du sort, il me fallait partir,
Je n’aurais plus qu’un souhait : celui de revenir.
Il se peut que parfois tes enfants s’expatrient,
Il reviendront un jour : Tu es notre Patrie.

© Dellasta Marcel - Fuveau 2002
(Marcel. l'Ami du Pays des Cigales)

Lire son souvenir d'enfance sur :
"Les labours"

 

Ame blessée

A passion , n'es tu passagère!
A chaque tentation m'envahit,
et me laisse tout en prière,
d'un espoir!

Mais qui n'est que félonie,
de l'amant cruel,m'a sacrifié
sur l'hôtel en pierre, m'a tué
dans le noir,de l'oubli.

D'une longue et pénible agonie
du silence de l'âme blessée
il ne reste que souffrance, ami
du désespoir!

 

Petit

Aujourd’hui, petit,
Toi qui es si gentil,
Toi qui te trouves dans ce lit,
En plein cœur d’un hôpital,
Toi, qui est si pâle,
Je devine ô combien tu as mal !

Mais, petit,
Lorsqu’on n’est qu’un enfant,
Il faut être patient,
Il faut être confiant,
Bientôt, tu guériras
Et de là, tu sortiras, 

Je sais, petit,
Que tu es loin d’être sot,
Que ce ne sont que des mots,
Servant à calmer ta souffrance,
Qui ternit ta tendre enfance.

Seulement, petit,
Sache que dans ton malheur,
C’est avec beaucoup de chaleur,
Que nous tenons à te dire,
Que l’espoir te fera vivre.

Crois-moi, petit,
Nous sommes tous tes amis,
Venus pour compatir,
Autant que te soutenir,
Pour que tu retrouves le sourire.


Poème dédié à tous les enfants malades.

 

Âme soeur

T
on sourire fait battre mon cœur de bonheur
Tes yeux étincelants reflètent ton âme charitable, éclatante
Ton corps se meut dans une aisance déconcertante
Tu es d’une magnificence qui témoigne de ta grandeur

Ta vivacité d’esprit n’a point de limites
Trouvant solution à tout, tu es si brillant
Si mignon dans ton costume rouge sang,
De ton corps émanent des effluves de parfum qui m’excite

Je semble fondre comme neige au soleil
Quand ton regard croise le mien
Et qu’ensemble, nous marchons main dans la main
Comme deux tourtereaux en plein éveil

Tu es la lumière de mes jours gris,
La vérité dans les moments de doute
Le courage dans les moments de désespoir
La persévérance dans les chemins sans issue

Chacun de tes baisers ressemble à une caresse
Tes délicatesses font naître la tendresse
Ta bienveillance font de toi un ami de tout temps
Et ta générosité est grande comme le cœur d’un enfant

Tu es mon amour, mon bonheur
Mille fleurs valent bien moins que ta valeur
Tu m’inspires comme un coucher de soleil
Et dans mon cœur, je m’émerveille

© Stéphanie Châteauneuf

 

Rwanda

Mon père cultivait une terre que lui avait cédée son père.
Il l'avait héritée de mon grand-père qui l'avait durement acquise.
Chaque jour je le voyais prendre ses outils.
Le matin, très tôt, il partait travailler son champ.
Patiemment, il bêchait, il hersait, il semait.
Il tenait son savoir faire de mes ancêtres.
Et moi, assis sous l'arbre centenaire,
Je le regardais oeuvrer.
Qu'il était beau, mon père, qu'il était puissant.
Il tirait du sol de quoi nous faire vivre.
Quand je fus en âge de l'aider, j'appris à mon tour à cultiver.
Je sus alors la peine qu'il fallait donner...
Je sus que pour tirer partie de notre terre,
je devais livrer une grande bataille contre la nature et les éléments.
J'ai perdu mon père,
J'ai perdu ma mère.
Mes petites soeurs aussi, ils les ont assassinées.
Tapi au milieu d'un fourré
Je les ai vus transpercer les corps, trancher les têtes.
Autour de moi, tout n'était que cavalcades, piétinements,
Un nuage de poussière d'où émanaient des ahanements,
des cris d'effroi et de douleur.
Combien de temps je suis resté là, paralysé par l'horreur ?
Quand le brouillard s'est enfin dissipé, je n'ai pas bougé.
Je me suis blotti sous les branchages
les bras serrés autour de mes genoux tremblants.
Je n'entendais plus un bruit, pas un seul gémissement.
Les cadavres jonchaient le sol et parmi eux pas un seul survivant.
Je suis venu au monde sur les rives du Lac Kivu
Je suis né au coeur de l'Afrique,
Sur ce tout petit territoire nommé Rwanda.

©
Anette

 

Haikus

Le bourgeon ouvert
en attente du soleil
la neige toujours


©
Marine

 

Plaisir de mentir

Je mens
À la vie
Qui se vit
Qui se rie
Je triche
En miroir
Irréfléchi
Qui me rend
Gauche
Je vole 
Au temps
Des années
Au farniente
De la lassitude
Assis au soleil
De mes nuits
Je croupis
Accoudé
Au bar insolite
Ému de la foule
En liesse
En vagues
Houblonnières
Qui chante
Aux sons
De mes silences
Je m’assèche
D'oubli
De moi
Seul
À me renaître

© Fleurs du mal

 


Interview de Stéphane Meireles 

(Stéphane Meireles est un talentueux poète qui publie des poèmes sur différents site poétique, il a accepté de répondre à l'interview, envoyé le 27/02/03) 

 

 

1 - Depuis combien de temps baignez-vous dans la poésie ? Racontez-nous ... 

J'ai des souvenirs de Poésie au lycée mais j'écris que depuis un peu moins de deux ans. Je peux dire que j'ai "rêvé l'écriture" mais je n'osais pas verser l'encre de mon âme sur la feuille pâle. Une rencontre avec une amie talentueuse a donné naissance à un premier poème puis le désir, la confiance ont fait le reste. J'ai écrit environ 150 poèmes en un peu plus d'un an, une poésie très libérée ! Depuis quelques mois, j'ai choisi le style classique, en particulier ses formes fixes (rondeau, pantoum, terza rima, sonnet...) pour donner plus de force, d'amplitude à mes sentiments. 

 


2 - Que représente pour vous la poésie, qu'y recherchez vous ? 

La poésie est la voie du sentiment, du rêve. C'est un univers, un instant de beauté fragile, une musique enivrante. Mes premiers écrits étaient cathartiques. J'écrivais beaucoup pour me libérer de certaines souffrances. Maintenant, je laisse mûrir mes pensées, j'attends parfois plusieurs jours avant de prendre ma plume. Je suis en quête d'un style, d'une musique et la forme classique m'offre un squelette technique pour transcender mes sentiments. La technique maîtrisée doit s'oublier ! Je me sens comme un apprenti au service de son art. La Poésie est une maîtresse que je veux toujours honorer. Je n'aime pas les exercices imposés, mon écriture est le reflet, la photographie de mon âme à un moment précis de mon existence.

 


3 - A quel genre de littérature, d'artiste (s), vous identifiez vous ? 

Je ne m'identifie pas un artiste en particulier mais j'avoue mon attrait pour les poètes Romantiques. Je me nourris d'influences artistiques très hétéroclites. J'ai surtout beaucoup à apprendre, à découvrir.

 

4 - Quels sont les artistes, poètes, ou autre, qui vous ont le plus touché ?

J'aime l'oeuvre de Baudelaire et P. Neruda mais aussi les ouvrages de E. Monod, H. Hesse, P. Coelho, A. Camus. Je lis aussi les auteurs présents sur les sites de poésie, les oeuvres poétiques de tous les siècles et de continents différents(Asie, Afrique du Nord). Je m'intéresse à l'histoire, la psychologie, la sociologie, la spiritualité, la philosophie.

 

5 - Quelles sont les autres passions "artistiques" qui vous animent ? 

La musique classique (Mozart, Bach...), moderne ( Brel, Brassens, Noir Désir )et plus récemment les bandes originales de films nourrissent mon inspiration. Le cinéma et plus précisément les oeuvres asiatiques qui font naître en moi des images sensuelles. La peinture, Renaissance Italienne, impressionnisme, surréalisme, la sculpture sustentent mon âme. La Nature, oeuvre suprême, élève mes sentiments. Mes attirances son multiples, décalées, paradoxales, elles trouvent une unité en moi, réveillent
ma créativité.

 

6 - Pouvez vous dire, ou plutôt déclamer, en quelques mots, quelques vers, ce qui pourrait vous représenter, être le symbole de l'essence de votre âme, de vos oeuvres, de votre idéal (si c'est une chanson, vous pouvez nous donner le titre) ? 

C'est très difficile de définir l'essence de son être, l'inconscient est très présent dans la création poétique. Mon âme est un mélange d'onirisme, de spiritualité, de sensualité. La poésie me permet de grandir, elle est une des voies de mon évolution personnelle. Elle est initiatique ! Elle me demande de l'abnégation, de la patience, de la sagesse, du sentiment, de la technique. Elle est ma vie, une vie d'errance, de quête... Ce poème traduit un peu ce que je suis, je suis encore un mystère ! Mes proches pourraient certainement mieux définir mon essence. Parfois, plus on est proche d'une chose moins on la voit, j'ai besoin de prendre de la distance. Dans quelques années, je pourrais peut-être répondre avec plus de précision à cette question. Je peux citer cette phrase d'A. Desjardins "J'erre assoiffé sur les routes du monde et la cruche est pleine dans ma demeure".


Errance (Sonnet alterné)


De l’océan le cri, ce vent de Poésie,
Dans mon grand sac de cuir aux lueurs d’un falot,
J’ai mis rimes, beaux vers d’amour, brins d’angelot.
J’ai pris ma plume blanche et l’encre fantaisie.

Ma voie était au ciel, ma passion aux yeux,
Je chantais mon étoile et la candeur des Dieux.
Nu rimait le poète, un désir couvrait l’Etre.

Je pleurais mes combats, flattais mon hérésie.
J’étais comme un marin, l’âme ancrée au calot,
La marée à mon cœur, les pleurs du caboulot
Réveillaient mes ardeurs, brillait ma courtoisie.

Mes pieds cognaient le sol, roulis dans mon cerveau,
Je voyageais du bord et voyais mon caveau,
Des fleurs parfumaient l’eau, flottait le corps d’un hêtre….


© Stéphane, le 12 janvier 2003

 

7 - Avez-vous envie d'ajouter quelque chose que vous n'avez pas dit dans vos réponses, et qui n'a pas été évoqué dans les questions ? 

Avec plaisir, ce n'est pas chose facile de répondre à ces questions car je suis pudique. La poésie me permet d'exprimer mes sentiments sous le voile de vers. Merci de m'avoir solliciter Pascal, j'apprends à mieux me connaître ainsi ! Je souhaite également dire que je ne suis rien sans ma muse, c'est elle qui "me donne l'envie d'avoir envie",ma famille et mes ami(e)s.

 


© Stéphane Meireles

 

Histoires courtes

Une page

Il était une fois une page du Livre qui passait son temps à lire les phrases de sa vie. Une vie remplie des mots de la Vérité ! Elle était heureuse de ses phrases qui était sa seule raison de vivre, son énergie. 
Un jour, elle remarqua qui lui manquait une virgule. Une petite virgule placée devant le gentil pronom personnel : je. Sa phrase habituelle ne changeait pas dans le ton, bien que l'envolée de la respiration soit différente, elle restait compréhensible. Les jours suivants, la page du Livre s'aperçut qu'un point d'exclamation, qu'un point virgule, que trois points d'interrogations avaient mystérieusement disparu ! Intriguée, elle alla demander à sa voisine la page cent cinquante-six, s 'y elle était dans le même état qu'elle. Cette page lui répondit que non, que tout allé bien pour elle. La page cent cinquante-huit était également dans une forme très expressive et aucun problème de ce genre ne l’affectait. 
La page du Livre se demanda ce qu'il pouvait bien lui arriver d'extraordinaire ! Elle se décida d'aller frapper à la porte du redoutable INDEX. Celui ci de son oeil Indexé lui donna la parole pour deux phrases maximum.
« ¾ Vous êtes ainsi dans la pénible situation de perdre votre ponctuation ? dit-il le front plissé. 
¾ C'est cela même, répondit timidement la page du Livre. »
L'INDEX la regarda dans le tréfonds de ses mots et lui dit :
« ¾ Je vois le mal dont vous êtes atteinte. Il y a trop d'yeux qui vous ont absorbés la quintessence de vos mots et votre ponctuation quitte les phrases avant qu'elles ne soient elles mêmes dans la pénible situation de disparaître à jamais.
¾ Mais où sont-elles ? 
¾ Elles sont dans votre filigrane, mon enfant.
¾ Que puis-je faire ? 
¾ Rien, mais je peux vous aider !
¾ Quelles sont les conditions ?
¾ Il n'y a pas de conditions, je fais parti de votre vie. Je vais simplement changer l'intituler de votre Page dans mon Index et ainsi plus aucun lecteur aventureux de la recherche de la Vérité ne viendra détruire votre âtre de paix ! »
C'est ainsi que la page du Livre retrouva sa virgule, son point d’exclamation, son point virgule et ses trois points d’interrogations.

©Max-Louis MARCETTEAU 2002
 http://perso.wanadoo.fr/histoirescourtes/histoirescourtes/

 


Une quête...

 

Elles attendaient depuis plusieurs journées,
Le bon moment pour se dévoiler...

Tapis dans l'ombre, elles étaient en songe,
Se nourrissaient de quelques traits de lumière,
Convoitaient l'envol des cieux par sens,
Se débattaient contre ce qui ronge,
Mine, des flux parfois amer
Comme un vent qui éloigne souvenance.

Elles attendaient depuis plusieurs nuitée, 
Le bon moment pour de leur antre s'élever...

Ne sachant trop où sont les barreaux, 
Les murs, où trouver la douceur nécessaire
A leur être, tel des chenilles pour aller haut,
Elles concoctaient la soie, se pavanaient à l'éther,
Pour avec leurs ailes, gagner le soleil, la lune,
Qu'elles gravaient, convoitaient ardemment,
Dans l'air, ondulant comme si elles étaient au dune.

Elles se savaient proche du bout du tunnel
Céleste, se dépatouillant avec cocon, déployant ailes...

Elles voulaient décrocher leur lune, faire coucou
Aux étoiles, s'étendre dans les creux d'un univers,
Voler, voler à travers l'espace/temps, faire des remous,
Etablir même leurs lois, elles , si fragiles, le sachant même,
Mais c'était leur vie, leur quête... leur histoire, par vers
Par prose, formée par plume, qu'en leur nom encre verse.

C'est alors que des traits de lumière partirent des germes,
Graines de rêve, de toute part, vers tout et nul part...

Une tape dans le dos les ramène dans le sens inverse,
En écume d'autre, je n'ai pour autant quitté mon phare,
Mes images... ma plume est toujours là bas, dans l'ailleurs,
J'y retournerai  en suivant, elles, pensées guidées par coeur...


© P.L

 

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