La Libre
N ° 16 - Journal en fond poétique

Newsletter
Site à ne pas manquer : Le journal de Personne : https://www.lejournaldepersonne.com/
bannière l'info-scénario https://www.lejournaldepersonne.com/

Envoyer un poème, un article
cliquez ici


Page 1

- Il y a des jours
- Annonces
- Jeu d'écrits
- La contrerime
- Poème en langue étrangère

Page 2

- Poèmes à l'air du temps
- Les pensées...
- Citations
- Chanson
- Conte à suivre

Page 3

- Poèmes d'auteurs à l'affiche
- Des fleurs
- Bureau des amours perdus

Page 4

- La renaissance de Féerique
- Nos têtes blondes décrochent !
- Le petit train
- Fleur de feu


La renaissance de Féerique

Une fée se retrouva au dessus du grondement des eaux,
Par une nuit obscure. Passé le flash accompagnant sa venue,
Dû à la distorsion des dimensions, il n'y avait que les éclats
De ses ailes dans l'air, la poudre de ses voeux, du haut
De ses clochettes sortant, les feux follets montant aux nues,
Dansant à l'horizon, pour éclairer les formes du corporel état.

La fée fit le point sur la vision Karmique, afin de profiter
Du paysage que le sort lui offrait : une cascade, une forêt,
Un dôme étoilé, où la lune et le funeste la place guerroyait,
Et toute la cohorte de la vie en place, se dessinèrent à ses sens.

La fée suivit les remous, de l'essence
De la nature s'émoustilla jusqu'aux rochers.
Après une oraison, à l'écoute, elle laissa
L'écume qui rejoignait les abîmes,
(Aux poissons le soin de les goutter).
Prenant le fil du souffle qui montait, 
Au dessus d'un arbre elle se posa,
Suintant la tristesse qui gisait
Dans la forêt, et elle interpella
Un écureuil, un acrobate des cimes :

"Bonjour, bel athlète. Peux tu me dire
Sur quel planète est-ce que je me trouve ?"

"Je n'ai pas le temps et d'abord, que couves
Tu ainsi avec tes ailes ? Je n'ai jamais vu
Une créature comme toi..." Marmonna sans plaisir
L'écureuil qui s'était arrêté de sautiller.

"Peut importe, je crois que je ne me suis trompée, vu 
Le peu d'amabilité à laquelle tu m'a réplique donné"
Soupira la fée qui s'était assignée pour mission
D'aider les rêves mourrant, d'esprits
Vivant sur la planète, connue 
Dans tous les milieux oniriques,
Pour être fait d'espoirs en sursis.

L'écureuil de réponses n'avoir, déçu,
S'en alla dans une hautaine mimique.

A la recherche d'un humain,
La fée continua son chemin,
A tire d'aile se rapprocha
De la lisière, où une masure
Imposante se montra à travers
Un voile feuillu. Sur la soie
D'un cocon conçu en haut d'un mur,
Elle se lova. Elle huma l'air
Qui embaumait un étrange mélange
De joie, de mélancolie, de sérénité,
Et décida de visiter la demeure
Que la fumée de cheminée, en frange,
Désignait comme habitée par l'incarné.

La fée s'infiltra par une bouche
D'aération, et sur une lampe prit souche.

Comme si le temps était suspendu à un rayon,
Rique, un vieil homme était assis, accoudé
A un bureau, dans une pièce esseulée.
L'amoncellement de poussière l'inattention
Marquait, pendant qu'immobile sur une page,
Une main tenait une plume, rêvassant
A une époque révolue, emplie de sentiments
Gravés hors du temps, à jamais par son coeur.
Son encre ne voulait cependant se déverser,
Et il prenait juste plaisir à s'imaginer
Ce qu'il aurait bien pu en écrire, à fleur
De mots. La fée avait la possibilité de lire
Dans son esprit, et décida, de se transformer
En son plus doux souvenir, pour lui faire plaisir.

Toute une atmosphère du temps de la jeunesse 
Du vieil homme se mit en place, la tristesse
Prit totalement congé de lui, mais des larmes
Perlèrent néanmoins le long de ses joues,
Des morceaux d'océans joyeux, tendres, aimants.
La source de l'inspiration de ses bonds
Venait d'apparaître devant lui. Au coup
Ses cheveux ondulaient, effleuraient, en élan
Renvoyaient le parfum de son âme. En passion,
L'homme se sentit transporter, voyager
En dehors des murs, revivant la somme des instants
Qu'il avait gardé, même ses échancrures. La fée
Espérait l’apaiser, le transporter au-delà du temps,
Sur le rivage de son bonheur, et alors qu'elle voulu
L'emmener dans un jardin où diverses chimères
Cohabitaient, elfes, licornes, dragons, son élu
A terre tomba... Tout disparu... elle constata amère,
L'expiration du souffle. Pour se faire pardonner,
Et par amour pour lui, d'un coup de flux magique éternel,
Par le pouvoir unique, elle le transforma en Féon :
Un petit homme avec des majestueuses ailes,
Sans magie, possédant la possibilité de voler,
Mais aussi, et surtout, d'être d'une fée le compagnon.

Ce dernier ne su que dire, 
Si ce n'est lui faire un sourire,
Et la fée l'emmena voir la fée
Qu'était devenue celle de son destin,
Dans un lieu où se croisent les chemins
De tous les univers, où se forge les épopées,
Un lieu où règne du cristal le chant.

Fée et Rique unis, ainsi régnèrent 
Sur les rêves de diverses terres,
Par delà l'espace et le temps,
Bénis par les lunaires écrins,
Fort d'un amour réveillé...

Un homme mort, le visage serein fut trouvé
Le lendemain matin, tenant dans ses mains,
Une plume, et un cahier remplie de belles histoires,
Des histoires à dormir éveillé, le sourire jusqu'à l'âme…

L'on dit que depuis ce jour, éloignant le mal, tard le soir,
Dans la forêt, pour les voyageurs, veille une oriflamme…

© P.L

 

Nos têtes blondes décrochent !

Il est grand temps de mettre à jour notre grammaire

et de baptiser de nouveaux temps !

Ils répondent aux anciens par effet miroir :

Plus que parfait => presque parfait

ex : y lavé mis méguents

Futur antérieur => passé postérieur

ex : avant même d'avoir fait sa bêtise,

il avait reçu sa fessée

Passé simple => passé pas si simple

ex : Si j'eus su je n'eus point venu

Participe présent => participe présentement présent (Québec)

ex : sétant bétant

Vous voyez, bien écrire devient un jeu d'enfant !

 

Le petit train

Un joyeux petit train 
Partait de bon matin 
Pour la Provence, pour le midi, 
Vers un ciel qui n'est jamais gris. 
Sûr, il prenait son temps 
Il avait tout le temps 
De gambader, à travers prés, 
De faire siffler sa cheminée, 
Mais ce petit train surtout aimait 
Faire des ronds avec sa fumée. 

Les vaches qui regardaient 
Le petit train flâner 
Disaient tout bas: 
"Qu'est-ce que c'est qu'ça 
Il ne s'en fait pas celui-là ! 
Il n'est pas électrique, 
Il grince des mécaniques, 
Fait un ramdam d'hippopotame 
En promenant ces messieurs dames; 
Il fait une drôle de musique, 
Oui mais il est bien sympathique". 

Le laurier et le thym 
Traçaient son chemin; 
De-ci, de là, il serpentait 
Entre la menthe et le muguet. 
Sûr, il n'avait pas peur 
De souffler sa vapeur 
Pour saluer les paysans 
En émettant des bruits marrants, 
Pour annoncer son arrivée 
Au chef de gare qui fait le guet. 

S'il vous arrive un jour 
De faire un petit tour 
Vers la Provence, vers le midi 
Sans même aller bien loin d'ici, 
Vous le reconnaîtrez 
A son air étonné. 
N'allez pas rire de son grand âge 
Car il bouderait le garage; 
Il est tout comme dans ma chanson 
Le plus charmant des compagnons. 

Grand diplôme d¹honneur, mention spéciale, de la SPAF 
(Société des Poètes et Artistes de France) en 1990

 

Fleur de feu

Il était une petite fleur céleste,
Peu après le big bang,
Qui avait germée d'une graine
De monsieur Temps en quête
De nouveaux élans.

Arrosée avec peine,
Par dame univers
Qui donnait de sa substance,
Elle était cependant
Ignorée par les autres enfants,
Les belles fées et étoiles
Qui avaient l'éternelle chance
De briller en éclats de diamants,
D'être entourés du voile
De l'oriflamme sans s'essouffler.

Elle puisa, puisa alors en elle,
Pour se faire remarquer,
Pour se faire apprécier,
Donna tout son saoul,
Son essence pour s'embraser,
Monsieur et Madame,
Sentant ses efforts,
Firent venir toute un foule
D'atomes, afin que la charme
Prenne tout son corps,
Donner un coup de pouce,
Qui devint un vent solaire...

Dans un dernier sursaut,
La fleur s'offrit une robe tout
De feu, tellement chaud
Qu'il s'entretint tout seul.

Elle pu ainsi jusqu'à joues,
Jusqu'aux profondeurs,
Au fond de l'oeil
Des êtres, faire naître
Sa lumière, ses couleurs.

Avec tout ce qu'elle a donné,
Cela lui a empêché d'être maître
De son éternité, car un jour
Elle devra se replier, se faner...

En attendant, tout son amour
Elle donne sans compter,
A l'or, du levé au couché
N'oubliez pas de la remercier

© P.L - 2002

 

Page 4

  Retour 

 

  Accueil 



 

 

 


00033961

 

 


Classement de sites - Inscrivez le vôtre! L'ABC du Gratuit...Pour trouver les meilleurs sites gratuit de l'Internet !!!

Planete-Virtuelle