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N ° 17 - Journal en fond poétique

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- Une histoire d'arbre...
- Le bal des rats
- La chèvre


Une histoire d'arbre entremetteur

Sur une grande île inexplorée, un grand mage
Vivait tout, tout en haut d'une immense montagne,
On aurait dit qu'étaient son planché les nuages.

Dans son jardin, des fleurs rares et sauvages,
Un arbre dont l'écorce servait à faire des pagnes,
Semblait parfois pousser jusqu'aux étoiles,
Surtout lorsque la fleur de feu s'endormait
Et que les pâles lueurs amenaient leur voile.

De l'arbre une branche s'allongeait,
S'allongeait un peu, un peu plus chaque jour,
Le mage se demandait jusqu'où celle-ci
Comptait aller... - Voulait-elle un tour
De terre faire ? - A cette pensée il sourit,
Se souvenant que l'âme de Gaia réserve
Bien souvent des surprises issues
De son Amour... un grand amour, qui de sève
Dépenser devait, pour se préserver des crues
De tout ce qu'elle avait à donner.

Un beau jour le mage ne distinguait
Plus le bout de la branche, le titillait
L'envie de s'y agripper et de voir
Jusqu'où celle-ci était allée... qui sait
Les beautés qu'il pourrait encore découvrir ?

Pour ses écritures de magiques grimoires,
Beaucoup de son temps de chimère à se nourrir
Il avait passé, ne profitant que de peu de soirs
Pour humer tout ce qu'à lui s'offrait, même
Son jardin il avait finit par un peu négliger,
Aussi, ce fut décidé, de côté sa Melpomène
Il allait mettre, et à l'aventure il allait...

Alors qu'il s'était attaché de nombreuses potions,
Des parchemins, des filins pour s'assurer et la branche
Suivre avec son balais, il eu la grande surprise
En sortant de sa maisonnée, d'entrevoir en passion
Naissante, l'ombre d'une inconnue, dont une hanche
Dépassée de derrière l'abris où elle s'était mise.

Alors qu'il s'avança, elle se retourna - Bonjour vous,
J'espère que je ne vous dérange pas... Un hiver
Une branche sortant des cieux, comme un dieu impoli
Montrait du doigt ma maison, et alla jusqu'à faire coucou
A la faune endormie sous le manteau des anges de l'air.
Sans trop me poser de questions, au destin j'ai souri,
Et j'ai décidé de la suivre... Après un long chemin
De rudes épreuves, qui m'a vraiment semblé sans fin,
Me voila... enchantée d'ailleurs de faire votre connaissance,
Que faites vous seul dans un endroit aussi isolé ? -

Le mage ne su trop quoi répondre... - Je, je... votre présence
Est un enchantement... Je vous rassure, je n'ai point commandé
A la branche pour venir vous déranger dans votre lieu.
Je ne sais d'ailleurs pas comment cela s'est il fait...
Peut être un grand magicien dans votre entourage a t'il cherché
A me contacter ? En tout cas, de vous voir, mes cieux
Sont vraiment ravi... vraiment... un plaisir, que dis-je, un délice -

A cela la visiteuse le regarda, et lui répondit - prémices
Y voyez seulement, de ce qui nous a rapproché, point d'autres questions
Vous devez vous poser. De tes pouvoirs, je ne savais pas que cela existait,
Et vous êtes plus à même que moi de savoir la magie de la création,
Les rouages du destin, qui font que nous nous sommes rencontrés -

Le mage et sa visiteuse de la vague impression de se reconnaître,
Apprirent dés cet instant à se connaître, de leur bras allait naître,
S'étendre les bonds de leur coeurs amoureux... prenant soin
Les jours suivant de l'arbre et de sa branche sans fin,
Qui parait-il aurait fait la demande de changer de coin,
Afin de s'occuper lui même d'un autre horizon, un autre chemin...

© P.L - 2002

 

Le bal des rats

1 - Un jour, le roi Mistigri 
Fut condamné à l'exil 
Pour une affaire de souris 
Au tribunal de Chat-Ville :

Cent ans parqué sur une île 
Que le hasard lui choisit 
Le parachutant de nuit 
Sous le nez des crocodiles.

Ah! Ah! ricana le chat, 
Je les méritais ces vacances. 
Ah! Ah! Avec un peu de chance 
Je coulerai une vie de pacha.

2 - À moins de cent lieues de là, 
Par les caves d'une prison, 
Tout un contingent de rats 
Achevait son évasion. 

À coup de griffes et de dents, 
Ratissant le fond des mers, 
Sur un roc ils émergèrent 
Au milieu de l'océan. 

Ah! Ah! dit le plus gros rat. 
Arrosons notre délivrance. 
Ah! Ah! qu'on chante et qu'on danse 
Sur cette île ignorée des chats. 

3 - Mais notre roi Mistigri, 
Ameuté par le raffut, 
Bondit hors de son abri 
Les deux oreilles à l'affût.

À pas de velours, la nuit, 
Il mit le nez sur la cachette 
D¹où venaient les bruits de fête 
Des grignoteurs de radis. 

Ah! Ah! jubila le chat. 
Ici tous les rats chantent et dansent 
Ah! Ah! Milord, quelle ambiance 
On se croirait à l'opéra. 

4 - Las de rallumer la guerre, 
Mistigri le chahuteur, 
Pris par le rythme d'enfer, 
Fila s'inviter sur l¹heure. 

Profitant de la pénombre 
Il s'immisça sans encombre 
Sachant que, passé minuit, 
Les chats comme les rats sont gris. 

Ah! Ah! grommela le chat 
"Je m'suis fait comme un rat qui danse" 
Ah! Ah! fit une voix en transe 
"Vous êtes le roi du cha-cha"!" 

 

La chèvre

Elle broutait paisiblement 
La chèvre du père Adam ; 
Pour raser un champ de trèfle 
Il faut dire qu'elle était 
Sans pareille. 
Un loup qui rôdait par là, 
Que son estomac guida 
Et qui n'avait rien mangé et rien bu, 
Au bas mot, depuis la veille, 
Voyant l'animal brouter 
Le loup s'était approché ; 
Il déclara à la chèvre, 
La biglant dans les yeux : 
"Biquette, broutons tous les deux".

(Refrain _ ) 
Mais la chèvre ne disait ni oui, ni non, 
Ni même peut-être de la tête, 
Mais ses pensées lui disaient, j'en suis sûr, 
Que, jamais, elle n'aurait dû naître.

Le loup n'était pas méchant 
Vu qu'il n'avait plus une dent. 
Il était devenu, les ans aidant, 
L'animal le plus docile. 
La chèvre ne savait rien 
Sinon que le loup avait faim 
Et c'est, bien sûr, pour ne pas être mangée 
Que la bête se mit à pleurer. 
"Qu'as-tu là disait le loup 
"Je n'ai pas demandé tout, 
Broutons chacun la moitié du terrain, 
Biquette, serrons-nous la main."

(Au refrain)

"Voilà donc un gentil loup, 
Fort conciliant et bien doux ; 
Il n'a rien de ce que m'ont raconté mes ancêtres" 
Se dit la chèvre. 
"Je pourrais même jeter 
Un doute sur sa santé 
Un loup qui, pour brouter, vient d'aussi loin 
Est sûrement végétarien. 
Je m'en vais lui demander 
De se repaître à côté 
De ne plus brouter l'herbe sous mon pied". 
"Gros loup, veux-tu décamper !".

Mais le loup ne disait ni oui, ni non, 
Ni même peut-être de la tête, 
Mais il avala, sans procès-verbal, 
D'un coup, notre animal.

 

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