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N ° 24 - Journal en fond poétique 

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Page 1

- Féerie dans la décharge
- Annonces
- Jeu d'écrits
- Haïkus
- Poème en langue étrangère

Page 2

- Poèmes à l'air du temps
- Pensées de Pierrot en mai
- Citations
- Chansons
- Résultat concours liberté

Page 3

- Poèmes d'auteurs à l'affiche
- Interview
- Textes
sur la paix

Page 4

- La déesse des songes
- Château de sable
- Ourson malin
- Nourriture en rime
- Sors de ta bulle


Le coeur, la vie...

Ô 
Coeur, éclat
Rosace en émoi
Bat toi ne t'éteins pas
Brise le silence
En balançant ton pas
Au rythme de la joie

Ô
Coeur, pleure
Soulage tes maux
Evacue tes sanglots
Brise le silence
En chantant le renouveau

Ô
Coeur, réjouie toi
Sans toi, je meurs
De ma vie à trépas
Une larme de bonheur
Me rend confiance en toi

Clotilde de saint jean

 

Aussi léger qu'un grain de sable...

Puisqu'il faut appeler 
les choses par leur nom, 
Il n'est nul besoin de fredonner 
les paroles d'une chanson, 
à l'accent du miel. 

Inutile de bercer les illusions, 
le blanc et le noir donneront 
toujours le gris. 
Et derrière les flatteries, 
deviner 
l'âpre goût du vinaigre. 

Puisqu'il faut appeler 
les choses par leur nom. 
Gardez vos tricheries, 
Inutile de faire pattes de velours. 
Je garde la raison. 

Je n'ai nul besoin du Paradis, 
je vous rends les clefs ! 
Mettre mon coeur à l'abri. 
Vous pouvez rentrer les griffes, 
puisque ici bas la vie me suffit. 

Personne ne touchera à votre festin. 
Gardez votre butin. 
Reprenez vos dés. 
A ce jeu là, je ne joue. 
Le trésor, 
je le foule chaque jour de mes pieds. 

Inutile de détruire les châteaux 
de sable, 
puisque entre mes doigts, 
les gains filent comme le temps, 
glissent comme le vent.

Planète interdite

 

Désire

Regarde le papillon
Dans l’indigo du ciel,
Faire des tourbillons
S’éclater au soleil.

Laisse toi donc bercer
Par le chant du ruisseau,
Contemple donc l’oiseau
Perché sur le roseau.

Dans le bois silencieux
Où va le chemin creux,
Sentiers sertis de pierres
Où creusent les ornières.

Dans l’azur de tes yeux,
L’aube de mon désir
Qui fait mes jours heureux
Plus beau mon avenir.

Dans l’eau calme et bleutée
De ton regard ailé,
Mon âme s’éternise
Attendant le plaisir ;
Ce silence me grise
Attise mon désir.

Arlette FEVRIER MUZARD ©

 

Ma plume

Je ne trouve les mots
je ne trouve le phrases
je ne trouve les causes
menant à cette phase.
Cette phase poétique
et puis si mélancolique
que quand je prends ma plume
pour libérer mon coeur
inconsciemment j'allume
une flamme brûlante
bien au fond de mon âme.
*Et chaque jour je brûle
un peu de mon passé
et chaque jour j'efface
les choses entassées
tout au fond de mon âme
qui poignarde mon coeur?
sans toucher à la femme
qu'une fois je serais.
Et c'est grâce à la plume
si magique parfois
que je défend des causes
que je défend des choix
Et c'est grâce à la vie
si injuste des fois
que je reprends ma plume
symbole de l'espoir.

Eva

 

Juste envie...

Pas envie de lire,
Juste tourner les pages d’un livre, 
Comme on feuillette un almanach.
Rendre visite à un ami, prendre son temps,
Et écouter les mots secrets du silence.

Mais, moi ! Je n’ai jamais vu d’aventurier,
Avec sous le bras un calendrier !

Juste envie de m’en retourner chez moi
Garder mon troupeau comme il se doit ! 

Pas envie de parler, 
Discutailler, 
Cautionner.

Juste envie de me laisser porter
Sur les ailes du vent
Pour rejoindre les goélands
Là bas au soleil levant.

Juste envie…

Planète interdite

 

Le loup de la lune

Il errait aux confins de sa terre,
Une terre de pierre et d'air,
A la recherche d'une quête,
D'un sens, jusqu'à la crête

Ni la nuit, ni le jour, rideau
Du temps hors du cycle,
Une malédiction du très haut,
Le faisait des abysses le bernicle

Il, c'était "l'endormi", loup de la lune,
Sa soif de lumière était devenue si forte,
Que son appel, les célestes lagunes,
Atteignit, là où reposent les âmes mortes

Du remous sortit une étrange fée,
Qui d'un coup vient le toucher,
Le transformant en homme archer,
Archer de lumière, du feu le nocher

Le pouvoir solaire au bout de son arc,
Il s'avança au sommet, 
En mire la face cachée,
Puis se courba, en position d'attaque...

Espérant percer, toucher et voir,
Espérant s'allonger 
Au voile d'éternité,
Espérant l'amour en arrosoir...

Il s'appliqua, tira la corde, prêt à décocher,
Son dernier sursaut,
L'impossible au rabot,
Et il lâcha... le loup de la lune s'est éveillé...

13 janvier 2004

Pascal LAMACHERE

 

Les vieux mariés

A notre tour, nous voilà vieux,
Te souviens-tu notre jeunesse,
Notre vie nous l'avons faite au mieux,
Pourtant, quelque chose me blesse.

J'ai dans le cœur une épine,
Une douleur assassine,
Car depuis quelques années,
Un fossé entre nous s'est creusé.

Non ne fais surtout pas l'étonné,
Dieu seul sait combien on s'est aimés,
Nous avons voulu continuer à jouer,
Mais le temps est venu tout abîmer.

Nous vivions à deux par habitude,
Nous nous taisions par lassitude,
Telle a été notre destinée,
Un mi-parcours de lâcheté.

On aurait pu croquer à pleines dents,
La vie aussi vaste que l'océan,
Mais ce n'est plus l'heure des regrets,
Nous devons penser à nous retrouver.

Teera18

 

A la fenêtre du temps

Dans la grisaille du matin, du ciel voilé
S’abat une pluie déchaînée,
Drue et lourde, sur le sol sec et craquelé
Par la chaleur des jours passés.

Soudain, dans l’après-midi, le ciel se dégage.

Les rayons de soleil naissants,
A travers ma fenêtre, se frayent un passage
Jusqu’à mon cœur incandescent.

Explication 
poème iambique : poème constitué
par l’alternance régulière d’un alexandrin et d’un octosyllabe, aux rimes croisées 
(12 A, 8 B, 12 A, 8 B).

 

L’IMPRESSIONNISTE

L’intensité des émotions
Filtrait du bout de son pinceau
En lui donnant l’impression
De voler comme un oiseau.

C’était un impressionniste
Qui peignait au bord de l’eau
La rapidité de l’artiste
Etonnait tous les badauds.

Mélange d’eau et de lumière
Les frontières étaient effacées
La vie devenait mystère
Baignant la réalité.

Dans toutes les directions
Rebondissaient des ombres
Nous donnant l’impression
Qu’une âme vagabonde.

Simplifiant toutes les formes
Pour atteindre l’essentiel
Se moquant bien de la norme
En plongeant vers l’irréel.

Coups de pinceau de couleur pure
Qui vous apportent l’aventure
Il nous faut regarder « de loin »
Pour apercevoir le chemin.

O toi, peintre de la lumière
Sois à jamais remercié,
D’avoir créé sur la terre
Des fenêtres d’éternité.

Arlette FEVRIER MUZARD ©

 

Cachée derrière la Dune...

Cachée derrière la Dune, 
La Lune souriait… 

Et si l’on faisait 
Quelque chose de grand, 
Quelques pas de géants. 
Et si l’on osait dévier le vent, 
Méditait une Mouette rieuse. 

Mais souvent, le vent puissant 
Se dresse et fait forteresse. 
Sans âge depuis la nuit des temps, 
Quand il ne fait tourner les têtes, 
Il fait souvent mystères ! 

Il est des tempêtes, 
Bourrasques et tornades, 
Soufflées sur les plaines. 
Il sait tout Autant, 
Ce qu’il en emporte… 
Dans ses bagages. 
Il connaît des vagues 
Que les marées fracassent… 
Il sait les dunes et les clairs de lune. 
Mais jamais ne s’entête 
Plus haut que la crête des nuages. 

Caché derrière la Dune, 
La Lune souriait…  

Planète interdite

 

Sur les trottoirs...

Sur les trottoirs s’étendent
Les traces lancinantes
De l’ennui qui se traîne.
Et la nuit qui se flatte
De paraître.

Sur les trottoirs de l’envie,
Ces façades vitrines qui
Déroulent leurs ombres
Aux prunelles sombres.

Et au miroir des réverbères, 
L’éclat des désespoirs
Les mains aux écuelles,
Des sans espoir. 

Planète interdite

 

Tu retendras la main

C'était un jour de pluie,
Un jour à para-pluie,
Que je t'ai rencontrée
En train de boire un café,
Tu m'a semblé t'ennuyer,
Tu étais toute mouillée,
Toute amochée,
Qu'est-ce que j'aurai voulu t'aider...

Je suis allée te voir,
Pour te donner un peu d'espoir,
Mais tu n'a pas voulu me croire.
Je voulais t'ouvrir mon coeur,
Et te donner un peu de chaleur.

Tu n'en as pas voulu,
Car tu ne m'a pas crue.
Mais je sais que demain,
Tu retendras la main.

Certains te donnent un morceaux de pain,
D'autres t'ignorent comme la mort.
C'était un jour de pluie,
Un jour à parapluie.

Tu m'as semblée désespérée,
abandonnée,
Tu buvais ton café en tremblant,
En tremblant à cause du vent
Qui soufflait fort sur toi.

Tu n'avais pas assez d'argent,
C'est pour ça que je sais bien que demain,
Tu retendras la main... 

Jodie

 


Interview de Planète Interdite

 

1 - Depuis combien de temps baignez-vous dans la poésie ? Comment y avez vous été amené ? Racontez-nous...

C’est la poésie qui m’a prise par la main…
Un beau matin,
J’ai entendu son chant divin…

Je ne me souviens plus exactement. Mais ne dit-on pas que l’enfant est Poète. Il s’émerveille de tout et la vie pour lui n’est que découverte et Magie… (C’est plus tard, que ça se gâte).

Très jeune, Lecture et écriture m’ont toujours passionné. J’écrivais des petites histoires. Et c’est tout naturellement que la Poésie est venue à moi. Si à un certain moment, je lui ai lâché la main. Elle n’a pas hésité à me retrouver… Et c’est en redécouvrant des textes que j’avais écrits à l’adolescence, dans un « carton à poussière » (comme j’aime à le dire) que je me suis remise à l’écriture de poèmes. Car malgré la poussière, la force des mots… Le pouvoir de l’écriture… demeure intact. Et puis il y a eu la découverte du « net », qui m’a donné la possibilité de partager mes textes avec d’autres Poètes et de prendre confiance… en osant déposer mes poèmes et d’autres, depuis sont venus s’y ajouter.



2 - A quel genre de Littérature, d'artistes, vous identifiez-vous ?

Je n’ai pas la prétention de m’identifier à tel auteur ou à tel genre littéraire. Je veux juste écrire avec mes mots, des mots simples, afin que ma poésie soit accessible. Etre moi-même et écrire avec mon cœur, mes coups de gueules, mes révoltes, mes coups d’humeur et d’humour aussi.

 


3 - Que représente pour vous la poésie qu'y cherchez-vous ?

La question serait plutôt, ce que m’apporte et ce que m’apportera encore la Poésie. Je dirais que la poésie est un langage universel, comme l’Amour. On peut faire de long discours sans pour autant être compris. Crier ou hurler sans être jamais entendu. Mais la Poésie permet de faire passer bon nombre de messages, avec une musicalité et une douceur qui lui sont propre. 

Elle représente aussi pour moi un épanouissement et un enrichissement…
Epanouissement, par le seul fait qu’avec une feuille blanche et une plume, on peut aller très loin, voyager… Les mots qui s’étalent, la force des mots comme messages de Paix, d’espoir, de combats contre l’injustice…

« Si la mer était un encrier,
J’inviterai Poètes, troubadour,
Et même toi l’inconnu,
Oui toi qui te reconnaîtra,
À venir y plonger la Plume,
Pour écrire sur le sable fin
Ce message sans fin,
Mais éphémère.
Car je sais, qu’alors
Lorsque les vagues
Se seront retirées
Après avoir lécher
Ces empreintes laissées,
Elles ne seront pas souillées. »

Enrichissement, car de découverte en découverte, la Poésie est un regard différent sur le monde.

 

4 - Quels sont les artistes, poètes, ou autres qui vous ont le plus touché ?

J’ai un petit faible pour Prévert. 
Le Petit Prince de Saint-Exupéry est toujours mon livre de chevet…
Eugène Ionesco avec « Le Roi se Meurt » et « Ondine » de Jean Giraudoux m’ont laissé des souvenirs impérissables.
Boris Vian m’a rendu perplexe.
Question littérature, je suis passée par les incontournables grands classiques Victor Hugo, Marcel Pagnol, Gustave Flaubert, Honoré de Balzac… avec un petit détour par les non moins incontournables Agatha Christie. 
Et au hasard de mes lectures qui sont chaque fois de nouvelles découvertes, j’ai récemment déniché Jean Pierre CLARIS DE FLORIAN (Poète Fabuliste 1755-1794) et une de ces fables qui m’a particulièrement séduite :

LE RHINOCEROS ET LE DROMADAIRE

Un rhinocéros jeune et fort
Disait un jour au dromadaire :
Expliquez-moi, s'il vous plaît, mon cher frère,
D'où peut venir pour nous l'injustice du sort.
L'homme, cet animal puissant par son adresse,
Vous recherche avec soin, vous loge, vous chérit,
De son pain même vous nourrit,
Et croit augmenter sa richesse
En multipliant votre espèce.
Je sais bien que sur votre dos
Vous portez ses enfants, sa femme, ses fardeaux ;
Que vous êtes léger, doux, sobre, infatigable ;
J'en conviens franchement : mais le rhinocéros
Des mêmes vertus est capable.
Je crois même, soit dit sans vous mettre en courroux,
Que tout l'avantage est pour nous :
Notre corne et notre cuirasse
Dans les combats pourraient servir ;
Et cependant l'homme nous chasse,
Nous méprise, nous hait, et nous force à le fuir.
Ami, répond le dromadaire,
De notre sort ne soyez point jaloux ;
C'est peu de servir l'homme, il faut encor lui plaire.
Vous êtes étonné qu'il nous préfère à vous :
Mais de cette faveur voici tout le mystère,
Nous savons plier les genoux.

 

 

5 - Avez-vous, ou envisagez-vous, de publier des écrits en édition ?

Moi qui ai voulu être tour à tour, dans mon enfance, écrivain, journaliste ou peintre, si l’occasion s’en présentait, pourquoi pas ? Ce serait la concrétisation d’un rêve. Mais, même si j’ai la tête dans les nuages, je garde les pieds sur terre.
Cependant, mon plus grand souhait serait de pouvoir un jour publier contes ou histoires, ou simplement avoir la possibilité de réaliser des illustrations de livres pour enfants. Mais c’est une autre histoire…

 

6 - Quelles sont les autres passions artistiques qui vous animent ?

Le dessin, la peinture et les marionnettes. Ne sommes nous pas telles des marionnettes manipulées par des fils invisibles ?

 

7 - Pouvez vous dire ou plutôt déclamer en quelques vers ce qui pourrait vous représenter, être le symbole de l'essence de votre âme de vos ouvres de votre idéal ?

La Poésie,

C’est un arc-en-ciel aux mille couleurs,
Et je voulais vous offrir par ce recueil,
Au fil des pages, en mots, en images,
Et en couleur, des paysages
Qui puissent faire pétiller votre œil,
Comme le mien.

Dans une autre vie, 
J’aurais pu être marchande de rêves,
Ou jongleuse d’étoiles.
Mais je ne suis que moi, 
Funambule, qui déambule
En équilibre sur le fil…
Petite goutte de pluie,
Perdue dans l’immense océan.

Pour tromper l’ennui,
Le vôtre et le mien,
Je pourrai marcher sur les mains,
Ou attraper les nuages,
Et vous les offrir à croquer,
Comme de la Barba papa !

Alors, laissez moi 
Vous prendre par la main.
Ma porte est ouverte,
Je vous invite sur ma planète.

La Poésie,
Comme un parfum, une odeur
Qui chatouille les narines.
Ce souffle d’enfant
Sur les pétales de fleurs
De Pissenlit.

Je vous invite de l’autre côté du miroir…
A trouver l’espoir…
En demi-teinte, une Porte Ouverte…



8 - Quelque chose d'important à ajouter vous concernant, concernant vos oeuvres ?

Je crois qu’il n’y a rien de plus à ajouter. Si ce n’est que mes œuvres sont avant tout dédier à mes enfants. Un peu comme un héritage, un bout d’histoire, pour leur futur… 


Planète interdite
08.04.2004

retrouvez de ses poèmes en cliquant ici

 

Textes sur la "paix"
(quête de la paix de la société et la paix de l'âme)

 


Pourquoi se taire ?

Pourquoi faut-il toujours se taire ?
Quand des hommes sur notre terre
Sont tués en prison, encore
Quand la vie vaut plus que la mort

Pourquoi doit-on toujours se taire ?
Quand des petits enfants, des mères
Sont lapidés et torturés
Aussi fouettés, bâillonnés

Pourquoi faut-il toujours se taire ?
Quand des enfants timides, en guerre
Prennent les fusils, les canifs
Et ne sont plus inoffensifs

Pourquoi doit-on toujours se taire ?
Quand nos grands-pères et tous nos pères
N´ont rien dit, ni rien entendu
De tous ces malheurs éperdus

Alors il faut plutôt parler
De tous ces enfants délaissés
De ces orphelins sans abris
Pour lesquels plus rien ne sourit

Alors il faut plutôt parler
Aussi, il faut plutôt aimer.

Guy Bellaiche
 


***


Vertige


Vertige, un sens unique
A défaut de mourir
Une douleur cynique
Etrange souvenir

Abdiquant tout amour
Renonçant à la vie
Au fil des mois, des jours
J´aperçois la sortie

Notre monde est cruel
La guerre n´est qu´ennui
Un amour immortel 
A jamais assouvi

Vertige d´une vie
Elle a un goût amer
La mort me guette aussi
Je suis si peu sur terre.

Guy Bellaiche


***


Quête solaire


«
La liberté vécue est reine du temps,
Y croire, c'est se fondre au solaire chant»

Les saisons défilent,
L'été s'enfuit, l'automne soupire,
La cohorte au souffle de vie aspire,
Suit l'écume du feu agile

La mer des flamboiements
Attire les yeux grisés,
Les bleus solaires changent de contrée,
Gaia respecte le cycle, son serment

Quelque part sur la ronde,
Mes pas traversent l'ombre,
À travers les branches je sonde,
Je suis le chemin dans la pénombre

Je poursuis la migration des outardes,
Qui poursuivent les crins du printemps,
D'une ritournelle encrée dans leur sang,
Une ritournelle qui poursuit la mignarde

Les saisons défilent
En des lieux sur terre,
Mais l'instinct trouve asile
Dans la liberté au bourgeon flaire

L'hiver vers l'ailleurs s'achemine
Sous ses dernières étoiles d'anges,
Les oiseaux s'envolent avec la rose orange
Pour revenir ici montrer leur joyeuse mine

Le parfum du printemps touche mon cœur,
L'air embaume l'immaculé vert du renouveau,
Quelque part sur la ronde, s'ouvrent des fleurs,
L'embrasure, l'élan rêveur revient en nos eaux...

« Car croire en la liberté,
Est le feu de camps de l'éternité »

Pascal LAMACHERE



***


L'enfant irakien


Sur les rives du Tigre
Sur le corps de l’Euphrate
J'écris à l'encre noire
les quatre lettres de mon pays

Sur les murs de mon école
Sur mon cahier abîmé
J'écris à l'encre noire
les quatre lettres de mon pays

sur les murs de ma maison
sur le sourire de ma mère
J'écris à l'encre noire
les quatre lettres de mon pays

sur les rues de Bagdad
sur les champs de mon père
J'écris à l'encre noire
les quatre lettres de mon pays

sur le ballon de mon frère
sur le lit de ma sœur
J'écris à l'encre noire
les quatre lettres de mon pays

sur le drapeau de la paix
sur les ailes de l’oiseau blanc
J'écris à l'encre noire
les quatre lettres de mon pays

Nicolas Cotten


***


Sculpteur d'âme


Grâce à ton âme, tu perçois le coeur
De ce qui t'entoure avec grandeur.
Et quand tes yeux s'émerveillent,
Alors tes mains font des merveilles.

Par terre, bois, bronze ou pierre,
Tu exprimes tes émotions sincères,
Pour libérer une énergie contenue
Qui, si elle ne parvient à sortir, te tue.

Ainsi, tu modèles en esprit
Puis tu composes avec tes outils,
Ces oeuvres inspirées par les anges
Qui provoquent des vues étranges.

Car elles touchent au plus profond,
Nos âmes qui trouvent si doux et bon
Ce cortège vraiment généreux
De courbes et angles harmonieux.

Cette beauté tridimensionnelle
Peut aviver nos sens charnels,
En incitant à parcourir des mains
Ces modelés humains et divins.

Sculpteur de nos chemins intimes,
Tu réveilles notre envie des cimes
Et tu nous invites aussi à renouer 
Avec ce fabuleux sens du toucher.

Que jamais ne s'épuise en ton coeur
Ce goût de charmer les yeux et les mains,
Pour rappeler le parcours du bonheur
A ceux qui ne souffrent pas en vain.

Evalys

***

La Paix

La Terre en a marre, il y a tout qui fout le camp.
Elle trouve çà bizarre de se baigner dans le sang.
Elle cherche un trou noir pour se cacher dedans.
Se plaint aux étoiles qu'elle veut foutre le camp.

Les bombes qui s'envolent, les fusées qui décollent.
La Terre est trop bonne et elle se dit trop folle.
Elle se pollue les reins sur les rivières du temps
et se salit les mains pour nettoyer leur sang.

La Terre en a marre de pleurer ses amants.
Elle crie au soleil que Vérone est perdant.
Elle voudrait y croire et sortir de son rang.
Elle aimerait se revoir dans plus de mille ans.

Le monde déraisonne et les canons qui tonnent,
le clairon qui résonne et La Mort qui sonne.
La Terre recherche la lumière, la paix,
elle cherche a rapprocher les êtres plus près.

Mais elle trouve que brutalité, vol, mensonge, guerre.
Alors que faire, la PAIX remettrait tout sans trèfle,
qui porte bonheur, ou muguet.
La Paix est simple, limpide, nostalgique, magique.

Quand elle est là, les gens trouvent le bonheur lucide,
aiment se faire des petits plaisirs,
on a l'impression que tous poussent plus vite.
Les enfants on la joie de vivrent.

Alors nous les grands, faisons qu'il en soient ainsi,
tous au long de la vie, un long fleuve tranquille.
Qui coulerait sur notre terre, qui vie.
Posons les problèmes, ainsi que les fusils.

Allons faire une partie de pêche, dans un lac,
et gardons dans notre tête que nos enfants, sont petits ou grands.
Mais qu'ils doivent vivrent encore après nous.
Alors ne salissons pas ce que Dieu a créer, pour nous.

Tout ira bien si nous continuons, dans le chemin tracé,
par nos pères, les enfants seront plus calme, dans le lancé,
nous aussi nous aurons le bonheur de faire plaisir.
alors séchons nos larmes, qu'elles soient de joie et de désir.

La terre tournera à nouveau avec tendresse,
nous ne serons plus agressifs,
si on vous fait du mal, répondez par un sourire,
le monde tournera, se grisera, de tant de délice.

le 4 Mars 2004

Patricia
 


***


Si tu veux la paix


C'est un cri qui monte de Calcutta 
Un " Save Our Souls " de Térésa 
Si tu veux la paix, défend la vie ! 
L'appel d¹une mère à tous ses enfants 
Le sursaut d¹un coeur toujours palpitant 
Si tu veux la paix, défend la vie ! 
Une invitation de celles qui espèrent 
Se battant mains nues contre la misère 
Si tu veux la paix, défend la vie ! 

C¹est le grand message de l'homme en blanc 
Un " new life-motiv " pour notre temps 
Si tu veux la paix, défend la vie ! 
Une brèche ouverte dans nos indifférences 
Une trêve offerte à la petite enfance 
Si tu veux la paix, défend la vie ! 
L¹urgence de sécher le sang et les larmes 
Avec la force du pardon pour seule arme 
Si tu veux la paix, défend la vie ! 

C¹est un vieil adage à rajeunir 
Un " Si vis pacem... " plein d¹avenir 
Si tu veux la paix, défend la vie ! 
Un défi d¹amour pour ce millénaire 
Un souffle de grâce pour la terre entière 
Si tu veux la paix, défend la vie ! 
Un esprit nouveau contre l¹intolérance 
Un " oui " accueillant quand la vie commence 
Si tu veux la paix, défend la vie ! 

C¹est un cri qui monte de Calcutta 
Un " Save Our Souls " de Térésa 
Si tu veux la paix, défend la vie ! 
C¹est le grand message de l¹homme en blanc 
Un " new life-motiv " pour notre temps 
Si tu veux la paix, défend la vie ! 
C¹est un vieil adage à rajeunir 
Un " Si vis pacem... " plein d¹avenir 
Si tu veux la paix, défend la vie !

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Jean-Marie Audrain

 

***


La paix


Les flocons sur les fruits
En fleurs, de mon pommier
S’envolent sans un bruit
Par la pluie sont volés

Et les petits bourgeons
A peine nés s’affolent
Et tous les papillons
S’envolent en rondes folles

Sens-tu le vent léger
Qui effleure ta peau ?
Pourrais-tu m’écouter
Dans ce charmant chaos ?

Que serait le printemps ?
Sans son charme et sa grâce
Que serait nos vingt ans
S’il n’y avait pas l’espace ?

Quand l’onde du matin
A fait s’ouvrir la fleur
Et fait chanter mon cœur
Dans le creux de ta main

Je noue avec tendresse
Ton présent, mon passé
Pénétrée de jeunesse
DE DOUCEUR ET DE PAIX.

Arlette FEVRIER MUZARD ©



***


Le chemin intérieur de Perceval

Alors que Perceval s'éloignait du château, ses pensées voguaient vers celle qui l'avait touché si fort. Il se sentait si souvent seul, au monde, pensait-il à cet instant où il était seul avec son cheval au coeur de la nature verdoyante. Il se laissait mener par son cheval, sans savoir exactement, finalement où ses pas le mèneraient. Mais il savait qu'il pouvait faire confiance à cet animal, qui si bien le guidait. 

Alors il pouvait se laisser aller à penser à Blanchefleur, comme si justement, il sentait qu'il n'était plus seul maintenant. Comme si son coeur était maintenant habité par cette douce fleur. Cette étonnante jeune femme l'avait ravi en quelques heures. Soudain, il voulait la revoir et il savait que cela viendrait mais que le moment n'était pas venu. Alors, il acceptait de se laisser guider vers son destin, même s'il ne savait où il était mené. 

Il laissa l'esprit de Blanchefleur doucement s'effacer pour se remettre à observer ce qui l'entourait : les arbres et les oiseaux qui chantaient. Ils étaient aussi gais de cette rencontre qui venait de se produire entre ce chevalier, vaillant, et cette jeune femme, étonnante. La merveille de la nature souvent le berçait ainsi, pourtant parfois il l'oubliait pour s'attacher à ses aventures. Mais toujours, il y revenait car elle savait, belle nature, l'émerveiller, le ressourcer et lui faire oublier aussi parfois les douleurs, en son coeur, qu'il ressentait.

Le moment semblait venu, justement d'essayer de comprendre d'où venaient ces douleurs, qui le faisaient alors basculer dans un monde irréel et insensé, où il percevait une noirceur qui hante, qui le plongeait bas, bas, et dont il parvenait à s'extraire, en donnant un vigoureux coup de talon. Il avait appris que sinon, il resterait à traîner là, bas. Et il s'interrogeait quand ces états survenaient. Pourquoi ? Pourquoi parfois il ne parvenait plus à percevoir la beauté de la nature et les merveilleux regards de ces hommes et femmes, qu'ici ou là, il rencontrait. Ces moments où il était hagard, en fait, lui rappelaient combien la vie est merveilleuse, combien il faut reconnaître sa valeur. Alors il se sentait de nouveau bien, en paix dans son coeur. Sans cette beauté-là, il sombrait soudain et il ne savait pourquoi. De sombres pensées le traversaient alors, il avait envie de se battre, de donner la mort, car ces gens semblaient la mériter, et qu'il savait qu'il pouvait la donner. Mais était-ce bien pour cela qu'il était là ? Il ne lui semblait pas.

Parfois, il savait faire autrement que de se laisser guider sur ce chemin-là. Car il était triste souvent, après. Il le ressentait, passé un moment de jubilation, où il se sentait fort et tout puissant. Il se décevait aussi, quand il acceptait de regarder au fond de lui.

Pourquoi, lui était-il donné de faire un tel chemin ? 

Il se demandait par quel lien.

Il se laissait porter par son cheval clairvoyant, justement il savait, son cheval, où il devait le mener?

Alors, délaissant la nature qui l'entourait, il entreprit d'interroger son cheval, son blanc cheval, de Perceval. Car il avait compris et appris qu'en concentrant sa pensée, puis en la laissant voguer, il pouvait accéder à des informations qui l'étonnaient, souvent, mais qu'il trouvait si justes pourtant. Il le ressentait, sans pouvoir vraiment l'expliquer. Alors, il acceptait, de temps en temps, de s'adonner à cet exercice qui souvent lui permettait de trouver un éclairage juste. 

Il concentra donc son esprit, puissant, sur la tête et le coeur de son cheval aimant : « Dis-moi, mon cheval, qui m'aime, dis-moi ce qu'il est bon que je comprenne, ce qu'il est bon que je sois, ce qu'il est bon que je fasse pour me sentir bien et en paix avec moi, plus souvent ? »

Puis il attendit, tranquillement, que la réponse vienne, spontanément.

Le cheval a bien perçu cette demande de son maître mais il savait bien pourtant, son maître, que lui ne pouvait répondre, qu'il ne le devait, ce n'était pas à lui qu'il fallait s'adresser !

Alors il demanda lui aussi à être aidé. Et, oubliant son cavalier quelques instants, il se dressa sur ses pattes arrière pour demander à Celui qui seul savait, de bien vouloir lui donner la réponse ou de la donner à son maître plutôt, qui la mieux comprendrait.

Surpris, Perceval, point ne s'attendait à une telle attitude de son cheval pour répondre à la question posée ! Et, désarçonné, il se retrouva par terre, sans fracas. Plutôt surpris, il se laissa finalement, allonger sur le sol, sentant que s'il était tombé bas, c'était pour s'y installer un peu afin d'entendre la réponse qu'il souhaitait.

Il s'allongea tranquillement, croisant ses mains derrière sa tête et croisant ses chevilles, en regardant vers le ciel, le ciel azuré, magique, puis il regarda le soleil brillant, éblouissant. Il parvint pourtant à le regarder, puisant la force qui en émanait, et qui l'attirait tel un aimant. Car il savait quelque part que la réponse était là, dans ce miroir. Oui, la réponse était là ! 

Alors il accepta de fermer les yeux et de respirer doucement pour laisser son esprit voguer vers ce soleil. Et il ressentit la douce chaleur de ce soleil intérieur. Il était bien, c'était la première fois qu'il ressentait cela, c'était rassurant de goûter cette douce chaleur. Il avait la sensation d'être plein? plein de vie, plein de douceur? il n'avait pas peur, il sentait qu'il pouvait se laisser aller, là. A cette vie-là, cette présence-là, car? il ressentait l'essentiel !

Il osa demander pourquoi il était là et où il devait aller et il attendit serein.

La réponse vint : « Tu es là pour donner l'exemple du Bien, pour aider chacun à voir clair, pour aider chacun à rejoindre son soleil, son coeur ! Maintenant, vas avec ton cheval, tu n'as pas besoin de savoir où tu vas, vas ! Tu sentiras, à chaque instant, où il faudra t'arrêter, ce qu'il te faudra faire. Car je te guide, de l'intérieur, et tu sentiras ce que tu dois faire, avec la Foi quand il le faut, avec la Force quand il le faut, avec l'Amour quand il le faut ? Ainsi quoique tu fasses, tu mèneras le bon chemin que tu dois faire. Je te remercie de m'avoir interrogé en toi, en croyant que cela se pouvait. Fais confiance à ton coeur et n'oublies jamais que tu peux de nouveau m'interroger ainsi. Ne l'oublies pas? »

Perceval savait maintenant ce qui est essentiel et cela suffisait pour le moment.

Perceval, enchanté de cette expérience, savait qu'il pouvait se laisser aller à se réjouir : c'était d'abord la joie qui transporte, qui donne la sensation d'être léger, d'avoir trouvé l'harmonie intérieure, quelque chose de profond et doux?

Il repensait à son chauffeur, avec qui il pouvait partager un moment de légèreté et de bonheur, ainsi il pouvait s'accorder le bonheur de danser seul, autour de son cheval, qui s'en étonna évidemment. Mais peu lui importait, personne ne le regardait, il se laissait exprimer tout simplement la joie qu'il ressentait et qui lui donnait envie de sautiller, de glisser, de tournoyer?de s'envoler, s'il l'avait pu !

Alors, il remonta sur son cheval, lui demanda de le transporter, à vive allure, comme s'il volait, presque. Le cheval obéit, procurant ces sensations qui, parfois, lui faisait tourner la tête et le réjouissait aussi. Il sentait ce besoin de force, puissance, vaillance. Il se demandait pourquoi c'était si important? 

Et il embrassa l'encolure de son cheval, fort et intelligent, qui le menait où il devait. Il était confiant.


Evalys

 

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