Pourquoi se taire ?
Pourquoi faut-il toujours se taire ?
Quand des hommes sur notre terre
Sont tués en prison, encore
Quand la vie vaut plus que la mort
Pourquoi doit-on toujours se taire ?
Quand des petits enfants, des mères
Sont lapidés et torturés
Aussi fouettés, bâillonnés
Pourquoi faut-il toujours se taire ?
Quand des enfants timides, en guerre
Prennent les fusils, les canifs
Et ne sont plus inoffensifs
Pourquoi doit-on toujours se taire ?
Quand nos grands-pères et tous nos pères
N´ont rien dit, ni rien entendu
De tous ces malheurs éperdus
Alors il faut plutôt parler
De tous ces enfants délaissés
De ces orphelins sans abris
Pour lesquels plus rien ne sourit
Alors il faut plutôt parler
Aussi, il faut plutôt aimer.
Guy Bellaiche
***
Vertige
Vertige, un sens unique
A défaut de mourir
Une douleur cynique
Etrange souvenir
Abdiquant tout amour
Renonçant à la vie
Au fil des mois, des jours
J´aperçois la sortie
Notre monde est cruel
La guerre n´est qu´ennui
Un amour immortel
A jamais assouvi
Vertige d´une vie
Elle a un goût amer
La mort me guette aussi
Je suis si peu sur terre.
Guy Bellaiche
***
Quête solaire
«
La liberté vécue est reine du temps,
Y croire, c'est se fondre au solaire chant»
Les saisons défilent,
L'été s'enfuit, l'automne soupire,
La cohorte au souffle de vie aspire,
Suit l'écume du feu agile
La mer des flamboiements
Attire les yeux grisés,
Les bleus solaires changent de contrée,
Gaia respecte le cycle, son serment
Quelque part sur la ronde,
Mes pas traversent l'ombre,
À travers les branches je sonde,
Je suis le chemin dans la pénombre
Je poursuis la migration des outardes,
Qui poursuivent les crins du printemps,
D'une ritournelle encrée dans leur sang,
Une ritournelle qui poursuit la mignarde
Les saisons défilent
En des lieux sur terre,
Mais l'instinct trouve asile
Dans la liberté au bourgeon flaire
L'hiver vers l'ailleurs s'achemine
Sous ses dernières étoiles d'anges,
Les oiseaux s'envolent avec la rose orange
Pour revenir ici montrer leur joyeuse mine
Le parfum du printemps touche mon cœur,
L'air embaume l'immaculé vert du renouveau,
Quelque part sur la ronde, s'ouvrent des fleurs,
L'embrasure, l'élan rêveur revient en nos eaux...
« Car croire en la liberté,
Est le feu de camps de l'éternité »
Pascal
LAMACHERE
***
L'enfant irakien
Sur les rives du Tigre
Sur le corps de l’Euphrate
J'écris à l'encre noire
les quatre lettres de mon pays
Sur les murs de mon école
Sur mon cahier abîmé
J'écris à l'encre noire
les quatre lettres de mon pays
sur les murs de ma maison
sur le sourire de ma mère
J'écris à l'encre noire
les quatre lettres de mon pays
sur les rues de Bagdad
sur les champs de mon père
J'écris à l'encre noire
les quatre lettres de mon pays
sur le ballon de mon frère
sur le lit de ma sœur
J'écris à l'encre noire
les quatre lettres de mon pays
sur le drapeau de la paix
sur les ailes de l’oiseau blanc
J'écris à l'encre noire
les quatre lettres de mon pays
Nicolas Cotten
***
Sculpteur d'âme
Grâce à ton âme, tu perçois le coeur
De ce qui t'entoure avec grandeur.
Et quand tes yeux s'émerveillent,
Alors tes mains font des merveilles.
Par terre, bois, bronze ou pierre,
Tu exprimes tes émotions sincères,
Pour libérer une énergie contenue
Qui, si elle ne parvient à sortir, te tue.
Ainsi, tu modèles en esprit
Puis tu composes avec tes outils,
Ces oeuvres inspirées par les anges
Qui provoquent des vues étranges.
Car elles touchent au plus profond,
Nos âmes qui trouvent si doux et bon
Ce cortège vraiment généreux
De courbes et angles harmonieux.
Cette beauté tridimensionnelle
Peut aviver nos sens charnels,
En incitant à parcourir des mains
Ces modelés humains et divins.
Sculpteur de nos chemins intimes,
Tu réveilles notre envie des cimes
Et tu nous invites aussi à renouer
Avec ce fabuleux sens du toucher.
Que jamais ne s'épuise en ton coeur
Ce goût de charmer les yeux et les mains,
Pour rappeler le parcours du bonheur
A ceux qui ne souffrent pas en vain.
Evalys
***
La
Paix
La Terre en a marre, il y a tout qui fout le camp.
Elle trouve çà bizarre de se baigner dans le sang.
Elle cherche un trou noir pour se cacher dedans.
Se plaint aux étoiles qu'elle veut foutre le camp.
Les bombes qui s'envolent, les fusées qui décollent.
La Terre est trop bonne et elle se dit trop folle.
Elle se pollue les reins sur les rivières du temps
et se salit les mains pour nettoyer leur sang.
La Terre en a marre de pleurer ses amants.
Elle crie au soleil que Vérone est perdant.
Elle voudrait y croire et sortir de son rang.
Elle aimerait se revoir dans plus de mille ans.
Le monde déraisonne et les canons qui tonnent,
le clairon qui résonne et La Mort qui sonne.
La Terre recherche la lumière, la paix,
elle cherche a rapprocher les êtres plus près.
Mais elle trouve que brutalité, vol, mensonge, guerre.
Alors que faire, la PAIX remettrait tout sans trèfle,
qui porte bonheur, ou muguet.
La Paix est simple, limpide, nostalgique, magique.
Quand elle est là, les gens trouvent le bonheur lucide,
aiment se faire des petits plaisirs,
on a l'impression que tous poussent plus vite.
Les enfants on la joie de vivrent.
Alors nous les grands, faisons qu'il en soient ainsi,
tous au long de la vie, un long fleuve tranquille.
Qui coulerait sur notre terre, qui vie.
Posons les problèmes, ainsi que les fusils.
Allons faire une partie de pêche, dans un lac,
et gardons dans notre tête que nos enfants, sont petits ou grands.
Mais qu'ils doivent vivrent encore après nous.
Alors ne salissons pas ce que Dieu a créer, pour nous.
Tout ira bien si nous continuons, dans le chemin tracé,
par nos pères, les enfants seront plus calme, dans le lancé,
nous aussi nous aurons le bonheur de faire plaisir.
alors séchons nos larmes, qu'elles soient de joie et de désir.
La terre tournera à nouveau avec tendresse,
nous ne serons plus agressifs,
si on vous fait du mal, répondez par un sourire,
le monde tournera, se grisera, de tant de délice.
le 4 Mars 2004
Patricia
***
Si
tu veux la paix
C'est un cri qui monte de Calcutta
Un " Save Our Souls " de Térésa
Si tu veux la paix, défend la vie !
L'appel d¹une mère à tous ses enfants
Le sursaut d¹un coeur toujours palpitant
Si tu veux la paix, défend la vie !
Une invitation de celles qui espèrent
Se battant mains nues contre la misère
Si tu veux la paix, défend la vie !
C¹est le grand message de l'homme en blanc
Un " new life-motiv " pour notre temps
Si tu veux la paix, défend la vie !
Une brèche ouverte dans nos indifférences
Une trêve offerte à la petite enfance
Si tu veux la paix, défend la vie !
L¹urgence de sécher le sang et les larmes
Avec la force du pardon pour seule arme
Si tu veux la paix, défend la vie !
C¹est un vieil adage à rajeunir
Un " Si vis pacem... " plein d¹avenir
Si tu veux la paix, défend la vie !
Un défi d¹amour pour ce millénaire
Un souffle de grâce pour la terre entière
Si tu veux la paix, défend la vie !
Un esprit nouveau contre l¹intolérance
Un " oui " accueillant quand la vie commence
Si tu veux la paix, défend la vie !
C¹est un cri qui monte de Calcutta
Un " Save Our Souls " de Térésa
Si tu veux la paix, défend la vie !
C¹est le grand message de l¹homme en blanc
Un " new life-motiv " pour notre temps
Si tu veux la paix, défend la vie !
C¹est un vieil adage à rajeunir
Un " Si vis pacem... " plein d¹avenir
Si tu veux la paix, défend la vie !
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Jean-Marie
Audrain
***
La
paix
Les flocons sur les fruits
En fleurs, de mon pommier
S’envolent sans un bruit
Par la pluie sont volés
Et les petits bourgeons
A peine nés s’affolent
Et tous les papillons
S’envolent en rondes folles
Sens-tu le vent léger
Qui effleure ta peau ?
Pourrais-tu m’écouter
Dans ce charmant chaos ?
Que serait le printemps ?
Sans son charme et sa grâce
Que serait nos vingt ans
S’il n’y avait pas l’espace ?
Quand l’onde du matin
A fait s’ouvrir la fleur
Et fait chanter mon cœur
Dans le creux de ta main
Je noue avec tendresse
Ton présent, mon passé
Pénétrée de jeunesse
DE DOUCEUR ET DE PAIX.
Arlette
FEVRIER MUZARD ©
***
Le chemin intérieur de Perceval
Alors que Perceval s'éloignait du château, ses pensées voguaient vers celle qui l'avait touché si fort. Il se sentait si souvent seul, au monde, pensait-il à cet instant où il était seul avec son cheval au coeur de la nature verdoyante. Il se laissait mener par son cheval, sans savoir exactement, finalement où ses pas le mèneraient. Mais il savait qu'il pouvait faire confiance à cet animal, qui si bien le guidait.
Alors il pouvait se laisser aller à penser à Blanchefleur, comme si justement, il sentait qu'il n'était plus seul maintenant. Comme si son coeur était maintenant habité par cette douce fleur. Cette étonnante jeune femme l'avait ravi en quelques heures. Soudain, il voulait la revoir et il savait que cela viendrait mais que le moment n'était pas venu. Alors, il acceptait de se laisser guider vers son destin, même s'il ne savait où il était mené.
Il laissa l'esprit de Blanchefleur doucement s'effacer pour se remettre à observer ce qui l'entourait : les arbres et les oiseaux qui chantaient. Ils étaient aussi gais de cette rencontre qui venait de se produire entre ce chevalier, vaillant, et cette jeune femme, étonnante. La merveille de la nature souvent le berçait ainsi, pourtant parfois il l'oubliait pour s'attacher à ses aventures. Mais toujours, il y revenait car elle savait, belle nature, l'émerveiller, le ressourcer et lui faire oublier aussi parfois les douleurs, en son coeur, qu'il ressentait.
Le moment semblait venu, justement d'essayer de comprendre d'où venaient ces douleurs, qui le faisaient alors basculer dans un monde irréel et insensé, où il percevait une noirceur qui hante, qui le plongeait bas, bas, et dont il parvenait à s'extraire, en donnant un vigoureux coup de talon. Il avait appris que sinon, il resterait à traîner là, bas. Et il s'interrogeait quand ces états survenaient. Pourquoi ? Pourquoi parfois il ne parvenait plus à percevoir la beauté de la nature et les merveilleux regards de ces hommes et femmes, qu'ici ou là, il rencontrait. Ces moments où il était hagard, en fait, lui rappelaient combien la vie est merveilleuse, combien il faut reconnaître sa valeur. Alors il se sentait de nouveau bien, en paix dans son coeur. Sans cette beauté-là, il sombrait soudain et il ne savait pourquoi. De sombres pensées le traversaient alors, il avait envie de se battre, de donner la mort, car ces gens semblaient la mériter, et qu'il savait qu'il pouvait la donner. Mais était-ce bien pour cela qu'il était là ? Il ne lui semblait pas.
Parfois, il savait faire autrement que de se laisser guider sur ce chemin-là. Car il était triste souvent, après. Il le ressentait, passé un moment de jubilation, où il se sentait fort et tout puissant. Il se décevait aussi, quand il acceptait de regarder au fond de lui.
Pourquoi, lui était-il donné de faire un tel chemin ?
Il se demandait par quel lien.
Il se laissait porter par son cheval clairvoyant, justement il savait, son cheval, où il devait le mener?
Alors, délaissant la nature qui l'entourait, il entreprit d'interroger son cheval, son blanc cheval, de Perceval. Car il avait compris et appris qu'en concentrant sa pensée, puis en la laissant voguer, il pouvait accéder à des informations qui l'étonnaient, souvent, mais qu'il trouvait si justes pourtant. Il le ressentait, sans pouvoir vraiment l'expliquer. Alors, il acceptait, de temps en temps, de s'adonner à cet exercice qui souvent lui permettait de trouver un éclairage juste.
Il concentra donc son esprit, puissant, sur la tête et le coeur de son cheval aimant : « Dis-moi, mon cheval, qui m'aime, dis-moi ce qu'il est bon que je comprenne, ce qu'il est bon que je sois, ce qu'il est bon que je fasse pour me sentir bien et en paix avec moi, plus souvent ? »
Puis il attendit, tranquillement, que la réponse vienne, spontanément.
Le cheval a bien perçu cette demande de son maître mais il savait bien pourtant, son maître, que lui ne pouvait répondre, qu'il ne le devait, ce n'était pas à lui qu'il fallait s'adresser !
Alors il demanda lui aussi à être aidé. Et, oubliant son cavalier quelques instants, il se dressa sur ses pattes arrière pour demander à Celui qui seul savait, de bien vouloir lui donner la réponse ou de la donner à son maître plutôt, qui la mieux comprendrait.
Surpris, Perceval, point ne s'attendait à une telle attitude de son cheval pour répondre à la question posée ! Et, désarçonné, il se retrouva par terre, sans fracas. Plutôt surpris, il se laissa finalement, allonger sur le sol, sentant que s'il était tombé bas, c'était pour s'y installer un peu afin d'entendre la réponse qu'il souhaitait.
Il s'allongea tranquillement, croisant ses mains derrière sa tête et croisant ses chevilles, en regardant vers le ciel, le ciel azuré, magique, puis il regarda le soleil brillant, éblouissant. Il parvint pourtant à le regarder, puisant la force qui en émanait, et qui l'attirait tel un aimant. Car il savait quelque part que la réponse était là, dans ce miroir. Oui, la réponse était là !
Alors il accepta de fermer les yeux et de respirer doucement pour laisser son esprit voguer vers ce soleil. Et il ressentit la douce chaleur de ce soleil intérieur. Il était bien, c'était la première fois qu'il ressentait cela, c'était rassurant de goûter cette douce chaleur. Il avait la sensation d'être plein? plein de vie, plein de douceur? il n'avait pas peur, il sentait qu'il pouvait se laisser aller, là. A cette vie-là, cette présence-là, car? il ressentait l'essentiel !
Il osa demander pourquoi il était là et où il devait aller et il attendit serein.
La réponse vint : « Tu es là pour donner l'exemple du Bien, pour aider chacun à voir clair, pour aider chacun à rejoindre son soleil, son coeur ! Maintenant, vas avec ton cheval, tu n'as pas besoin de savoir où tu vas, vas ! Tu sentiras, à chaque instant, où il faudra t'arrêter, ce qu'il te faudra faire. Car je te guide, de l'intérieur, et tu sentiras ce que tu dois faire, avec la Foi quand il le faut, avec la Force quand il le faut, avec l'Amour quand il le faut ? Ainsi quoique tu fasses, tu mèneras le bon chemin que tu dois faire. Je te remercie de m'avoir interrogé en toi, en croyant que cela se pouvait. Fais confiance à ton coeur et n'oublies jamais que tu peux de nouveau m'interroger ainsi. Ne l'oublies pas? »
Perceval savait maintenant ce qui est essentiel et cela suffisait pour le moment.
Perceval, enchanté de cette expérience, savait qu'il pouvait se laisser aller à se réjouir : c'était d'abord la joie qui transporte, qui donne la sensation d'être léger, d'avoir trouvé l'harmonie intérieure, quelque chose de profond et doux?
Il repensait à son chauffeur, avec qui il pouvait partager un moment de légèreté et de bonheur, ainsi il pouvait s'accorder le bonheur de danser seul, autour de son cheval, qui s'en étonna évidemment. Mais peu lui importait, personne ne le regardait, il se laissait exprimer tout simplement la joie qu'il ressentait et qui lui donnait envie de sautiller, de glisser, de tournoyer?de s'envoler, s'il l'avait pu !
Alors, il remonta sur son cheval, lui demanda de le transporter, à vive allure, comme s'il volait, presque. Le cheval obéit, procurant ces sensations qui, parfois, lui faisait tourner la tête et le réjouissait aussi. Il sentait ce besoin de force, puissance, vaillance. Il se demandait pourquoi c'était si important?
Et il embrassa l'encolure de son cheval, fort et intelligent, qui le menait où il devait. Il était confiant.
Evalys